Mercredi, 19 Septembre, 2018

Daniel Fasquelle : "Laurent Wauquiez se trompe d'élection"

Valérie Pécresse présidente de la région Île-de-France à La Baule samedi Valérie Pécresse présidente de la région Île-de-France à La Baule
Max Fresnel | 06 Septembre, 2017, 00:36

Une droite attendue par Gérard, fervent soutien de Laurent Wauquiez: "C'est celui qui attaque la montagne de droite, et on est à droite".

Un président de la République qui - sur le droit du travail, sur l'école - braconne allègrement sur les terres idéologiques traditionnelles de la droite; un parti menacé d'explosion: le statut de président des Républicains a des allures de mission impossible. "Je suis candidat parce que je pense que la France a besoin de la droite", a-t-il expliqué au Figaro, promettant le renouvellement du parti. "Je suis fier que nous soyons ensemble", lui a répondu Laurent Wauquiez, qui a insisté aussi sur la présence dans la salle, aux côtés des sarkozystes Eric Ciotti et Brice Hortefeux, de l'ancien président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer ou du député de l'Ain Damien Abad, "Lemairiste" pendant la campagne de la primaire, l'an dernier. Le président du groupe LR au Sénat, qui dira à la mi-septembre s'il est candidat à la présidence du parti, milite comme Laurent Wauquiez pour une droite qui n'ait pas "peur d'elle-même" et assume ses valeurs mais souligne dans L'Opinion de vendredi que "la clarification de doctrine ne doit pas empêcher le rassemblement".

Non, ses adversaires sont Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. La probable victoire de Laurent Wauquiez en décembre ne manquera sans doute pas d'entrainer de nouveaux départs du parti, et ce n'est pas le ralliement étonnant de Virginie Calmels à sa candidature qui devrait retenir les juppéistes.

Julien Aubert, le 29 juin 2017, à l'Assemblée nationale. Il a été pro-européen, critiquant les eurosceptiques comme moi. "J'ai donc du mal à le caractériser idéologiquement".

" Je me réserve, à voir, une position qui dépendra de son comportement et de sa ligne politique, ça n'a rien de personnel, mais je crois qu'on est très nombreux dans ce cas et à penser de la même façon " a affirmé Valérie Pécresse sur France Inter. "Aujourd'hui, il peut donner le sentiment de tenir des positions proches des miennes. Moi j'ai voté contre", déclare-il également.