Mardi, 19 Septembre, 2017

#Corse - Le gouvernement catalan réclame un référendum d'autodétermination

Les parlementaires indépendantistes majoritaires depuis 2015 ont estimé dans ce texte que le peuple de Catalogne est un sujet politique souverain Les parlementaires indépendantistes majoritaires depuis 2015 ont estimé dans ce texte que le peuple de Catalogne est un sujet politique souverain.-AFP
Manon Joubert | 08 Septembre, 2017, 00:20

Le droit face à la volonté d'usurper la souveraineté du peuple espagnol.

Les personnes "qui sont aux commandes du Parlement et du gouvernement de Catalogne se rapprochent davantage des régimes dictatoriaux que d'une démocratie", a-t-elle lancé, annonçant la saisine de la Cour constitutionnelle pour tenter de faire annuler les débats, puis le vote de la loi.

Pour bien faire comprendre la gravité des enjeux, M. Rajoy a expliqué que les autorités catalanes et tous les maires de la région seraient avertis qu'il était de leur " devoir d'empêcher ou de paralyser toute initiative tendant à l'organisation du référendum ".

La loi a été adoptée avec 72 votes pour et onze abstentions par le parlement catalan, au terme de 12 heures de débats houleux.

"Les concepts d'Etat et d'unité des patries (.) n'ont plus d'avenir dans l'Europe démocratique actuelle": avec ces mots, le président régional catalan, l'indépendantiste Carles Puigdemont, a achevé dans la nuit de mercredi à jeudi une brève allocution à Barcelone, pour se féliciter de la convocation par décret d'un référendum sur l'indépendance de sa région, en dépit de son interdiction par la justice. Au final, il n'y a pas eu de voix contre car les élus opposés au scrutin ont refusé de voter et quitté l'hémicycle, laissant derrière eux des drapeaux catalans et espagnols côte à côte.

La Cour n'examinera pas cette demande avant jeudi 10h (8h GMT), a précisé une porte-parole de la juridiction.

La Catalogne vit une poussée de fièvre sécessionniste, en partie alimentée par la crise mais aussi le sentiment d'être maltraitée par l'État central. Elle a donc annulé systématiquement, à la demande du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, tous les textes et décisions en rapport avec celui-ci.

En tentant de maquiller cette séance plénière avec la solennité d'un acte adoptant le texte fondateur de leur république orwellienne, le Parlement a d'ores et déjà approuvé ses futures lois au mépris de toutes les procédures démocratiques.

Après avoir remporté les élections régionales en septembre 2015, les séparatistes ont donc promis de chercher à mener vers l'indépendance cette région ayant une langue et une culture propres.

Le procureur Maza a ajouté que des ordres seront donnés pour que " la police judiciaire saisisse les effets et instruments destinés à préparer ou à tenir le référendum illégal ".

Le gouvernement central a promis que le vote du 1 octobre n'aurait pas lieu... sans dévoiler son plan.

Les enquêtes d'opinion montrent que le soutien à l'autodétermination s'essouffle avec la reprise économique mais qu'une majorité de Catalans souhaitent avoir la possibilité de s'exprimer sur cette question.

Le président du Parlement européen, l'Italien Antonio Tajani a indiqué dans un courrier à une eurodéputée qu'une Catalogne indépendante resterait en dehors de l'Union européenne et fait valoir que " toute action contre la Constitution d'un État membre est une action contre le cadre légal de l'UE ".