Vendredi, 15 Décembre, 2017

Budget 2018: ce qui va changer pour les particuliers

Baromètre des éditorialistes- Montage BFMTV
Napoleon Lievremont | 28 Septembre, 2017, 00:52

Rappel des principales mesures du texte qui sera débattu au cours de l'automne.

Qualifiée " d'impôt injuste " par le président de la république, la taxe d'habitation devrait être sérieusement réformée.

C'est une mesure symboliquement très forte: l'ISF, l'impôt de solidarité sur la fortune, est supprimé en 2018. Ce nouveau dégrèvement sera accordé en fonction d'un critère de revenu.

Le coût pour l'Etat est de 3 milliards d'euros.

Comme annoncé, la Cotisation Sociale Généralisée (CSG) sera majorée de 1,7 point. De même, les cotisations famille et maladie des travailleurs indépendants seront baissées dès 2018. La suppression complète de la taxe sera étalée sur trois ans, car la mesure représente à terme un manque à gagner de 10 milliards d'euros.

Le gain de pouvoir d'achat se fera en deux étapes au cours de l'année 2018.

Cette hausse concernera uniquement les retraités affichant une pension nette mensuelle de 1 289 € pour un retraité de moins de 65 ans et de 1 394 € pour les plus de 65 ans. Le gouvernement promettait 10 milliards d'euros de baisses de taxes, d'impôts et de cotisations.

Les autres revenus du capital, comme les actions ou les obligations, seront eux taxés à hauteur de 30 %, via un prélèvement forfaitaire unique (PFU). Objectif retrouver de la crédibilité auprès de nos partenaires européens.

-L'assurance-vie: la flat tax vise également l'assurance-vie mais seulement les contrats dont les encours dépassent 150 000 euros. Les produits fortement investis en actions (PEA, PEA-PME) conserveront également le régime fiscal favorable actuel. Rien ne change concernant les revenus du Livret A, les livrets réglementés et et les plans d'épargne-logement demeurent exonérés. Selon le gouvernement, cette baisse diminuera de 11 milliards d'euros la charge fiscale pesant sur les entreprises d'ici à 2022.

Notamment "l'ISF frappe le patrimoine de manière indiscriminée, sans prendre en compte la diversité des actifs qui font partie de son assiette", poursuit le ministère. De plus, "la réductiond'impôt en faveur des dons aux organismes d'intérêt général sera transposée dans l'IFI", précise Bercy. Selon le texte, L'IFI reposera sur la valeur du patrimoine immobilier et excluant le patrimoine financier.

L'immobilier professionnel continue d'échapper à cet impôt et la résidence principale bénéficie toujours d'un abattement de 30 %.

En 2018, le taux passera de 33 % à 28 % pour toutes les entreprises sur les bénéfices inférieurs à 500 000 euros, comme l'avait décidé le précédent gouvernement. À partir de 2019, l'ensemble des aides au logement sera par ailleurs calculé sur la base des dernières ressources connues des allocataires (et non plus sur celles de N-2). Dans le cadre de la présentation du prochain budget 2018 en Conseil des ministres, le gouvernement a détaillé la mise en oeuvre de la mesure en utilisant des "cas types IFI".

L'évolution de la fiscalité pourrait creuser les inégalités en favorisant particulièrement les catégories plus aisées. Entre coupes budgétaires, baisses d'impôts et réduction du déficit, voici l'essentiel de ce qu'il faut retenir.