Vendredi, 15 Décembre, 2017

Bombardier abordé durant les négociations de l'ALÉNA

Après le grand patron de Bombardier Alain Bellemare, c’était au tour de Philippe Couillard d’aller remonter le moral des employés Bombardier abordé durant les négociations de l'ALÉNA
Napoleon Lievremont | 28 Septembre, 2017, 01:02

Les montagnes russes se poursuivent en bourse pour Bombardier.

Tant le Canada que le Royaume-Uni, où sont fabriqués des éléments de ces appareils, avaient mis Washington en garde contre les conséquences d'une décision défavorable à Bombardier.

Boeing s'est quant à lui félicité de cette décision, qui dépasse ses espérances.

"Ce n'est pas une décision anti-Canada ou anti-Royaume-Uni et certainement pas anti-Irlande du Nord, mais même quand ce sont vos amis et vos alliés, il faut respecter les règles", a-t-il dit.

Si M. Couillard n'est pas directement responsable de la décision du Département du commerce américain, M. Lisée croit que le premier ministre "a fragilisé Bombardier" en investissant 1,3 milliard $ dans la C-Series, et non pas dans le conglomérat de Bombardier.

La Première ministre britannique Theresa May s'est dite mercredi matin "amèrement déçue" par la décision américaine, tandis que le dirigeant du syndicat Unite en Irlande du Nord, Jimmy Kelly, s'inquiétait d'une "menace directe et très sérieuse" sur les emplois locaux. Pour sa part, le secrétaire américain du Commerce, Wilbur Ross, a déclaré aux journalistes, lors d'un déplacement à Hong Kong, que le refus de collaborer de Bombardier avait été problématique. Ce résultat démontre ce que nous disons depuis des mois: "les lois américaines du commerce n'ont jamais été conçues pour être appliquées de cette manière et Boeing tente d'utiliser un processus biaisé pour étouffer la concurrence et priver les compagnies aériennes américaines et leurs passagers des bénéfices des avions CSeries", a ajouté le groupe canadien dans un communiqué.

Les droits désormais imposés par Washington portent théoriquement le coût de chaque appareil vendu à Delta à plus de 60 millions de dollars. Il demandait des droits compensatoires d'environ 160% à l'encontre de Bombardier.

Il a d'ailleurs qualifié cette décision d'"absurde" et "d'intimidation commerciale", qui vise "un joyau mondial de l'aérospatial".