Lundi, 11 Décembre, 2017

11 vaccins obligatoires, la Ministre persiste et signe

Nouveaux vaccins obligatoires pour les enfants entrée en vigueur le 1er janvier Le passage à 11 vaccins obligatoires pour les enfants se fera dès le 1er janvier 2018
Marie-Paule Arceneaux | 01 Septembre, 2017, 01:42

La dispense d'avance de frais doit devenir un droit pour tous les Français à partir du 1er décembre. "Nous laisserons évidemment le temps aux familles de se mettre en ordre de marche car il est hors de question de pousser les gens à vacciner dans l'urgence", a-t-elle précisé.

Aujourd'hui, trois vaccins sont obligatoires: contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Ils seraient donc complétés par huit autres (hépatite B, coqueluche, haemophilus B, rougeole, oreillons, rubéole, pneumocoque et méningocoque C). Actuellement, des peines d'amende (3.750 €) et de six mois de prison sont prévues mais jamais appliquées. Mais la ministre a précisé cet été envisager dans le projet de loi sur la vaccination infantile une clause d'exemption pour les parents farouchement opposés à la vaccination. "Si nous ne faisons pas un plan global", la hausse du paquet de cigarettes "ne servira à rien", a précisé Agnès Buzyn avant d'ajouter qu'elle souhaitait "une harmonisation des prix" du tabac au niveau européen. "Mon souhait est (une augmentation) d'un euro par an".

"L'objectif est d'atteindre un paquet à dix euros" d'ici 2020, a-t-elle rappelé. J'avais proposé de le faire en trois ans, les discussions sont toujours en cours, mais ce qui compte c'est que les hausses soient importantes.

Agnès Buzyn de son côté avait dans un premier temps (5 juillet) indiqué au " Quotidien " qu'elle voulait " éviter l'obligation de tiers payant " et diligenté une enquête IGAS sur sa faisabilité... avant de tenir des propos plus fermes sur France Inter.

Un tiers payant "généralisable courant 2018". Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, avait jeté le trouble chez les médecins dans l'émission " Bourdin direct " sur BFMTV-RMC, en assurant que le dispositif serait bien mis en place le 1 décembre 2017 (sur la part obligatoire) comme prévu par la loi de santé.

"L'engagement pris par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle était de rendre le dispositif " généralisable ".