Lundi, 11 Décembre, 2017

Santé : 60 millions de consommateurs détectent des nanoparticules dans nos sucreries…

Des bonbons Des bonbons
Marie-Paule Arceneaux | 25 Août, 2017, 00:56

Une enquête réalisée par "60 Millions de Consommateurs" dans son édition de septembre, révèle la présence d'additifs sous forme de nanoparticules dans des sucreries industrielles, sans que cela ne soit spécifié sur leurs étiquettes. Parmi elles figurent des noms célèbres tels que les biscuits Napolitain de Lu (12%), des gâteaux glacés Monoprix Gourmet (100%), ou encore des M&M's (20%). Déjà, le dioxyde de titane sous forme de nanoparticule peut avoir des effets néfastes sur la santé. On le retrouve dans des bonbons, des produits chocolatés, biscuits et chewing-gums, ainsi que dans des compléments alimentaires.

Des propriétés optimisées sous la forme nano, 50.000 fois plus petite qu'un cheveu, laquelle pose en revanche question pour la santé parce qu'elle passe plus facilement les barrières physiologiques, selon l'association. "Notre choix s'est porté sur des bonbons, des gâteaux et des desserts glacés particulièrement appréciés des enfants et susceptibles de contenir du dioxyde de titane (le colorant E171) sous forme nanoparticulaire", explique le magazine. Il est couramment utilisé par l'industrie agroalimentaire dans des sauces, des nappages, ou pour blanchir des confiseries.

L'association précise que même si la présence d'E171 apparaît clairement sur les étiquettes, la mention nanoparticules n'est jamais apposée.

En janvier dernier, l'Anses (Agence nationale de Santé) avait été saisie par les ministères de l'Economie, de la Santé et de l'Agriculture pour déterminer si ce produit "présente un éventuel danger pour les consommateurs".

Elle reproche aux industriels concernés sinon de mentir, pour le moins de faire preuve de "manque de vigilance" et de "manque de rigueur". Il faisait suite à une étude l'Inra, dont les résultats montraient que l'exposition régulière à cet additif favorisait la croissance de lésions pré-cancéreuses dans le côlon, et chez les rats étudiés.

Une évaluation par l'agence du cancer de l'OMS (Circ/Iarc) avait conduit à classer le dioxyde de titane comme cancérogène possible pour l'homme en cas d'exposition professionnelle par inhalation, avait toutefois rappelé l'Inra.