Dimanche, 20 Août, 2017

Maduro proclame toute puissante l'Assemblée constituante — Venezuela

Le Venezuela frappé par de nouvelles sanctions américaines Venezuela : Maduro "se soumet aux pouvoirs" de l'Assemblée constituante, composée de ses alliés
Manon Joubert | 13 Août, 2017, 00:36

"Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin, s'est contenté d'ajouter le président américain, alors qu'il était entouré du secrétaire d'Etat Rex Tillerson et de l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley. Le Venezuela n'est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent", a-t-il ajouté. Interrogé à ce sujet, le porte-parole du Pentagone lui ne s'avance pas, il déclare n'avoir aucune consigne sur ce dossier.

Le ministre des Communications du pays, Ernesto Villegas, a également qualifié la déclaration de Donald Trump de "menace sans précédent pour la souveraineté nationale", dans une interview à la télévision publique.

En cas d'agression, "nous serons tous au premier rang pour défendre les intérêts et la souveraineté de notre Venezuela bien-aimé", a déclaré M. Padrino.

L'installation de cette assemblée polémique, décriée par l'opposition comme une tentative d'instaurer une "dictature communiste", a augmenté la tension dans les relations entre Caracas et Washington, qui n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a consacré jeudi l'Assemblée constituante comme la plus haute instance du pays lors de sa première apparition devant la Chambre, alliée du parti socialiste.

En séance de l'assemblée constituante, le fils du président a menacé d'user de représailles contre les États-Unis. "Espérons que Kim Jong-un s'engage sur une autre voie!" Une nouvelle série de sanctions américaines ont par ailleurs été adoptées cette semaine à l'encontre de huit responsables vénézuéliens impliqués dans la mise en place d'une Assemblée constituante jugée "illégitime". "S'il est autant intéressé par le Venezuela, je suis là, je suis le chef de ce qui l'intéresse", a-t-il affirmé lors d'un discours du 10 août devant l'Assemblée constituante.

La Maison blanche a annoncé en outre que le président vénézuélien Nicolas Maduro avait sollicité un entretien téléphonique avec Donald Trump. "Les Etats-Unis se tiennent avec le peuple du Venezuela face à la répression permanente exercée par le régime de [Nicolas] Maduro". Donald Trump a expliqué qu'il s'entretiendrait avec plaisir avec le dirigeant vénézuélien "dès que la démocratie aura été restaurée dans le pays". Elle régira le pays durant au moins deux ans, le mandat du président s'achevant en janvier 2019.

Les manifestations contre Nicolas Maduro ont fait plus de 125 morts depuis début avril dans un contexte de grave crise économique et institutionnelle.

La perspective d'une nouvelle intervention militaire américaine dans la région a généré un malaise chez plusieurs pays latino-américains, même ceux critiquant ouvertement le gouvernement de M. Maduro.