Samedi, 21 Octobre, 2017

L'escalade verbale entre USA et Corée du Nord continue

Corée du Nord Après l'avertissement de Donald Trump sur "le feu et la fureur", Rex Tillerson minimise la menace représentée par la RPDC
Manon Joubert | 12 Août, 2017, 00:14

L'escalade des tensions entre la Corée du Nord et les États-Unis connaît chaque jour un nouvel épisode. "Il est grand temps que quelqu'un parle haut et fort pour les habitants de notre pays et les habitants d'autres pays", a-t-il martelé depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il est en vacances (ce qui ajotue au surréalisme de la séquence...).

Plus tôt vendredi, la Chine avait tenté de faire retomber la fièvre.

Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a dit favoriser une approche diplomatique à la menace nord-coréenne, jugeant qu'une guerre serait "catastrophique".

Dans ce document, il est dit que quatre missiles pouvaient être tirés à n'importe quel moment en direction du territoire américain de Guam, dans le Pacifique. "Si la Corée du Nord pense à attaquer quelqu'un que nous aimons ou nous représentons, nos alliés ou nous, ils pourront être très, très nerveux", a-t-il ajouté. Les missiles passeront au-dessus du Japon.

Réaffirmant que la Chine, principal partenaire économique de Pyongyang, pouvait "faire beaucoup plus" pour mettre la pression sur le régime de Kim Jong-Un, le président américain a affiché sa conviction que les lignes allaient bouger sur ce front.

Le président américain est jusqu'ici resté évasif sur d'éventuelles frappes préventives et a affirmé que les Etats-Unis se préparent "à de nombreux scénarios différents". Pékin a enjoint aux Etats-Unis et à la Corée du Nord de "faire preuve de prudence" et a exhorté la seconde à éviter les "démonstrations de force".

Des dizaines de milliers de Nord-Coréens se sont rassemblés ce mercredi pour affirmer leur soutien à leur leader suprême, Kim Jong Un. Les engins s'abîmeraient ainsi à l'extérieur des eaux territoriales américaines. Menaçant ce jeudi de lancer une attaque contre l'île de Guam, avant-poste stratégique des forces américaines dans le Pacifique.

"Un dialogue sensé n'est pas possible avec un gars comme ça qui a perdu la raison" a-t-il complété.

Selon les analystes, des tirs vers Guam placeraient Washington dans une position délicate: si les Etats-Unis ne tentaient pas de les intercepter, leur crédibilité en prendrait un coup et Pyongyang se sentirait pousser des ailes pour mener un test d'ICBM grandeur nature.