Dimanche, 20 Août, 2017

Les amendes infligées aux propriétaires ont explosé à Paris — Airbnb

Airbnb. Le nombre de condamnation a doublé à Paris Airbnb. Le nombre de condamnation a doublé à Paris | John Mac Dougall AFP
Napoleon Lievremont | 12 Août, 2017, 00:32

Un chiffre en très forte hausse: au premier semestre 2016, il s'élevait à 45 000 euros, atteignant 200 000 euros pour toute l'année.

Entre janvier et juin 2017, c'est 26 propriétaires de 31 logements qui ont été condamnés à payer un total de 600.000 euros d'amendes, signe d'une pénalisation plus lourde de la part des magistrats, selon M. Brossat. Les "indélicats " n'avaient pas déclaré leur location à la Ville et avaient dépassé les cent vingt jours de location autorisés par la loi " explique l'article".

Les amendes pour location illégale de meublés touristiques type Airbnb ont plus que décuplé en 2017 à Paris, a indiqué vendredi la mairie. L'amende maximum est en effet, depuis novembre 2016, passée de 50 000 euros contre 25 000 auparavant. "L'explosion des condamnations et des amendes de ce premier trimestre 2017 ne montre pas qu'il y a plus de locations illégales mais que les contrôles sont plus stricts et que les petits malins se font rattraper par la patrouille", analyse l'adjoint au logement de le maire de Paris Anne Hidalgo, Ian Brossat dans les pages du Parisien. En octobre prochain, les propriétaires souhaitant louer leurs biens devront se déclarer sur le site de la ville afin d'obtenir un numéro qui devra figurer sur leur annonce. L'idée de la Ville est de dissuader les multipropriétaires qui louent aux touristes et se constitue un confortable revenu qui échappe à la Mairie, parfois au Fisc et qui pénalise les demandeurs de logement. Sur les six premiers mois de l'année, l'amende moyenne s'élève à 20.000 euros quand, à la même époque l'an passé, elle était de 10.000 euros. A Paris, une équipe de 25 agents de la Direction du logement et de l'habitat contrôle les immeubles. Vous devrez ainsi présenter tout document prouvant que vous n'êtes pas hors-la-loi. Les saisines par la Ville à la justice sont également passées de 42 logements en 2016 à 128 en 2017, a-t-il précisé.