Vendredi, 15 Décembre, 2017

La Corée du Nord fustige les nouvelles sanctions américaines

La Corée du nord interdite aux Américains à partir du 1er septembre Le Conseil de sécurité devrait voter aujourd'hui de nouvelles sanctions contre Pyongyang
Manon Joubert | 07 Août, 2017, 00:48

Le document voté ce samedi souligne que les mesures prévues ne sont pas appelées à entraîner des conséquences humanitaires négatives pour la population civiles de la Corée du Nord. "Un coût de plus d'un milliard de dollars pour la Corée du Nord", a-t-il estimé.

Samedi, le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé des sanctions économiques sévères contre le régime de Pyongyang, qui le prive d'un milliard $ en revenus d'exportation.

Les restrictions visent principalement les exportations nord-coréennes, notamment celles de fer, de plomb, de poissons et de crustacés. Un objectif non-dissimulé par la Corée du Nord, puisque le dictateur du pays, Kim-Jong-un, a déclaré, au lendemain du premier tir, que "les salauds d'Américains" ne devaient pas être "très heureux de ce cadeau envoyé pour l'anniversaire du 4 juillet", jour de leur fête nationale. Mais la Russie se montre toujours réticente, comme on a pu le constater dans les propos tenus par son nouvel ambassadeur à l'Onu.

La Chine a pressé la Corée du Nord de respecter les exigences des Nations unies et de cesser de provoquer la communauté internationale en poursuivant ses tests de missiles. Le texte adopté interdit également à la Corée du Nord d'augmenter ses quotas de travailleurs à l'étranger. Les navires nord-coréens qui violeront les résolutions de l'ONU sont désormais menacés d'être bannis des ports de tous les pays.

Enfin, la résolution touche plusieurs grandes entreprises et institutions nord-coréennes parmi lesquels la Banque de Commerce extérieur du pays, en charge des opérations en devises étrangères et dont les avoirs seront dorénavant bloqués. Selon François Delattre, les nouvelles sanctions adoptées samedi ont une capacité de "changer la donne". Cependant, cette série de sanctions représente la 7e imposée au pays par l'ONU, depuis le début des essais nucléaires nord-coréens en 2006.

Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, et son homologue nord-coréen, Ri Yong-ho, sont apparus souriants pour une poignée de main devant les journalistes. Ce qui laisse penser que le texte pourrait ne pas passer ce week-end.