Samedi, 21 Octobre, 2017

Incendies en Corse : 2.000 hectares détruits

Haute-Corse un incendie parcourt près de 100 hectares de végétation Des arbres brûlés par un incendie à Biguglia en Corse le 26 juillet 2017PASCAL POCHARD-CASABIANCA
Manon Joubert | 13 Août, 2017, 00:33

Le feu qui a démarré dans la nuit de jeudi à vendredi près de Nonza, dans l'ouest de la Haute-Corse, est stabilisé ce samedi matin mais reste actif à la hauteur de la commune de Sisco.

Le sud-est de la France et la Haute-Corse sont touchés par de nombreux feux de forêt depuis juillet, qui ont détruit près de 7.000 hectares de végétation. "On essaie d'éteindre les flammes avec deux seaux d'eau et un tuyau dérisoire", a raconté ce fonctionnaire de l'Education nationale, joint par l'AFP. Les pompiers corses comptent également sur le renfort de deux colonnes de sapeurs-pompiers du continent, soit 140 hommes.

Un millier de personnes évacuées. "A 1200 mètres d'altitude, toute la crête était enflammée", se désole ce retraité en décrivant un "spectacle impressionnant". "Les vents seront plus raisonnables".

Emmanuel Macron s'est entretenu avec le chef des sapeurs-pompiers de Haute-Corse, avec qui il a fait le point sur les incendies, a indiqué l'Elysée samedi.

À la mi-juin, un gigantesque incendie à Pedrogao Grande avait fait 64 morts et plus de 200 blessés, ravageant pendant cinq jours le centre du Portugal avant d'être maîtrisé. Alors que l'île est en proie depuis plus de 24 heures à des incendies importants sur le Cap Corse et en Balagne, les sapeurs-pompiers ont du éteindre vendredi soir de nouveaux incendies à Bastia, dont certains à proximité d'immeubles d'habitations.

Le feu connaît une forte recrudescence depuis la fin de la matinée, en raison du vent qui souffle jusqu'à 120 km/h. Ces derniers jours, six sont arrivées en Corse. Vendredi, un jeune homme soupçonné d'avoir provoqué 16 incendies a été inculpé et placé en détention provisoire.

En début de semaine, les pompiers de Haute-Corse avaient publié une lettre ouverte "aux citoyens et aux incendiaires", faisant état de leur "écœurement", "épuisement", et "surexposition humaine et matérielle".