Vendredi, 15 Décembre, 2017

Etats-Unis : des milliers de manifestants nationalistes dans la rue

Donald Trump parle à la presse après les événements de Charlottesville 12 août Donald Trump parle à la presse après les événements de Charlottesville 12 août
Manon Joubert | 13 Août, 2017, 00:36

Une personne au moins est morte après des heurts entre des suprémacistes blancs et des militants antiracistes samedi à Charlottesville, en Virginie, où l'état d'urgence a été décrété.

On ne connaît pas encore les détails concernant l'auteur de l'attentat, qui a été arrêté, mais l'on peut supposer provisoirement que les personnes visées étant les nationalistes, il s'agit d'un fasciste antifa ou d'un extrémiste de gauche. Le président américain, Donald Trump s'est également exprimé en dénonçant le sectarisme et les violences.

Dans un air chargé en gaz lacrymogène, des heurts opposant ces manifestants de la droite radicale et des contre-manifestants s'étaient multipliés avant même le début prévu de l'événement, donnant lieu à des rixes, des jets de projectiles et des échanges de coups de bâton.

20h27: Dans une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux, on voit une voiture de couleur sombre percuter violemment un autre véhicule par l'arrière, puis repartir vivement en marche arrière, au milieu des manifestants. Les craintes de débordements plus graves sont avivées par la présence d'armes portées ouvertement par les manifestants, comme le permet la loi dans l'Etat de Virginie.

Samedi matin, Charlottesville a été le théâtre d'échauffourées entre des manifestants de l'extrême droite et des contre-manifestants. Des membres de milices d'extrême droite s'étaient positionnés en tenue paramilitaire, fusil semi-automatique en bandoulière.

Les groupes de la droite radicale et identitaire américaine, dont le Ku Klux Klan et des néo-nazis, veulent dénoncer le projet de Charlottesville de déboulonner la statue d'un général sudiste favorable à à l'esclavagisme. Le gouverneur de Virginie, Terry McAuliffe a déclaré l'état d'urgence. Les forces de l'ordre se sont ensuite vues obligées d'évacuer le parc où se déroulait la manifestation.

Certains militants rassemblés, professant la suprématie de la race blanche, sont venus munis de drapeaux confédérés, un symbole considéré comme raciste par une bonne partie des Américains. "Rien de bon n'émerge de la violence", a-t-elle écrit sur Twitter. "Il y avait une fille derrière qui essayait de se relever", raconte un témoin.

Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan s'étaient déjà rassemblés dans cette ville, mais avaient trouvé face à eux des manifestants antiracistes plus nombreux.

Baptisé "Unite the Right Rally", le rassemblement bénéficie de la présence de différents responsables de la mouvance Alt-Right, enhardie par la présidence de Donald Trump.