Vendredi, 20 Juillet, 2018

Dossier nord-coréen: la Chine dénonce les critiques de Trump à l'Onu

Donald Trump teste une batte de baseball Made in America le 17 juillet. Image d'illustration Alex Brandon Le Pentagone préoccupé et si Trump déclarait la guerre à la Corée du Nord
Manon Joubert | 03 Août, 2017, 00:51

Le président américain se dit " très déçu " par la Chine et ne tolère plus que l'État communiste " ne fasse rien " contre les tirs de missiles de la Corée du Nord. "Nos précédents dirigeants imbéciles les ont laissés amasser des centaines de milliards de dollars chaque année en commerce et pourtant. La Chine pourrait facilement résoudre ce problème!", a-t-il déploré dans ce message posté après le tir vendredi par Pyongyang d'un missile balistique intercontinental (ICBM), le second en un mois.

La plupart des tweets de Trump sont peu significatifs, mais lorsque le président américain s'attaque le dimanche à la Chine, selon les initiés, c'est le signe avant-coureur d'une nouvelle position plus agressive que les États-Unis prendront cette semaine.

A plusieurs reprises, Donald Trump a fait pression sur la Chine pour qu'elle contrôle son ambitieux voisin, en engageant plusieurs mesures de sanctions, or Beijing veut un retour au dialogue.

" Pyongyang est déterminé à développer son programme de missiles nucléaires et ne s'inquiète pas des menaces militaires des États-Unis et de la Corée du Sud". Les armées sud-coréennes et américaines ont effectué des tirs d'essai de missiles balistiques ou guidés, dont le Hyunmoo-2 de la Corée du Sud et le ATACMS des Etats-Unis.

Les Etats-Unis et a Corée du Sud sont déterminés à montrer leur unité contre Pyongyang. "Ils ne font RIEN pour nous avec la Corée du Nord, hormis parler". "Nous estimons que le problème du nucléaire nord-coréen et les échanges commerciaux sino-américains sont deux sujets distincts", affirme le vice-ministre chinois du Commerce, Qian Keming.

Pour la première fois depuis longtemps, des représailles militaires sont ouvertement exprimées par les Américains, qui avaient déjà fait mine en mai d'envoyer sur zone une armada.

La Corée du Sud a en outre annoncé samedi qu'elle comptait accélérer sur son territoire le déploiement, gelé en juin, du bouclier antimissiles américain Thaad (Terminal High Altitude Area Defense), s'attirant une sévère mise en garde de Pékin qui y est farouchement opposé. "En tenant compte de la rotation de la Terre, précise-t-il, cela signifie qu'il pourrait atteindre non seulement des villes de l'ouest mais également New York et Washington "...

L'ONU a infligé six régimes de sanctions à Pyongyang depuis 2006, et deux résolutions adoptées l'an dernier les ont particulièrement renforcées, sans que cela n'empêche le régime stalinien de poursuivre ses programmes balistique et nucléaire.