Samedi, 21 Octobre, 2017

Des parents au QI trop bas perdent la garde de leurs enfants

Etats-Unis leur QI est jugé trop faible ils perdent la garde de leurs enfants Un couple américain dont le QI a été jugé trop bas pour élever ses enfants se bat avec les services sociaux pour récupérer leur garde. Plus
Manon Joubert | 05 Août, 2017, 00:29

Le père d'Amy Fabbrini a déclaré dans les colonnes de The Oreganian, un journal local, que sa fille "n'a pas l'instinct maternel".

En effet, le QI du couple est évalué à 70 alors que la moyenne se situe généralement entre 90 et 110. Amy Fabbrini et Eric Ziegler, un couple de l'Oregon (États-Unis), affirme avoir perdu la garde de ses deux enfants de 7 mois et 4 ans en raison d'un quotient intellectuel (QI) jugé trop faible par les services sociaux. Pour eux, le QI ne devrait pas déterminer si des personnes sont capables d'élever des enfants ou non, contrairement à ce que pense que la Direction de la protection de la jeunesse.

"Un ami qui vivait avec nous a fait un signalement en disant qu'Eric ne s'occupait pas bien de Christopher", a indiqué Amy Fabbrini interrogée par la chaine de télévision KTVZ. Depuis, les parents n'ont toujours pas récupérer leur fils âgé aujourd'hui de 5 ans. Le deuxième enfant du couple, né en février dernier, a lui aussi été placé à sa sortie de la maternité.

Selon des documents présentés à un juge pour enfants, leurs "capacités intellectuelles limitées" les empêcheraient de s'occuper correctement d'un enfant. Ils suivent même des cours du soir "pour s'améliorer".

"Ils pensent que parce que nous avons ce handicap, nous ne pouvons pas être de bons parents pour nos enfants", regrette Amy.

Le combat des parents risque d'être encore très long pour espérer un jour revoir leurs deux enfants et du côté des services sociaux, ont se refuse à tout commentaire sur le dossier.

D'autres facteurs ont conduit les services sociaux à retirer la garde des enfants à leurs parents. "Ils en font plus que ce qui leur est demandé", estime Sherrene Hagenbach. "Je n'ai jamais rien constaté d'alarmant chez eux ", a fait savoir la professionnelle".

Face à cette lutte de tous les jours, une pétition en ligne a donc été lancée sur le site GoFundMe, laquelle a déjà récolté plus de 4.000 signatures. Ils se battent contre les services sociaux depuis des années et vivent "une bataille de tous les jours".