Samedi, 21 Octobre, 2017

Attaque contre une base militaire — Venezuela

Le vice-président du parti au pouvoir au Venezuela Diosdado Cabello a déclaré que Venezuela. Des hommes veulent sauver le pays d'une destruction totale
Manon Joubert | 07 Août, 2017, 00:37

Des civils s'étant emparés d'armes et un lieutenant ayant fait défection sont derrière l'attaque contre la base militaire survenue ce dimanche au Venezuela et dont le bilan s'élève actuellement à un mort et un blessé.

Les autorités vénézuéliennes ont annoncé dimanche avoir étouffé dans l'œuf une rébellion dans une base militaire de Valencia, la troisième ville du pays.

" Nous exigeons la formation immédiate d'un gouvernement de transition et des élections générales libres ", ajoutait-il. "Elle montrait un homme se présentant comme un officier et se déclarant " en rébellion légitime " contre " la tyrannie assassine de Nicolas Maduro ".

Principal pilier du pouvoir chaviste, l'armée vénézuélienne est jusqu'à présent restée sourde aux appels de l'opposition à la rejoindre, alors que le pays est secoué par une vague de manifestations antigouvernementales qui ont fait 125 morts depuis avril. Le président Maduro affirme fréquemment être la cible d'un complot orchestré par l'opposition avec le soutien de Washington.

Le numéro deux du Parti socialiste au pouvoir, Diosdado Cabello, a fait état d'une " attaque terroriste à Valencia", avant d'ajouter un peu plus tard que la situation était maîtrisée par les autorités.

Ce limogeage risque d'empirer les relations déjà tendues du Venezuela avec la communauté internationale, inquiète de la dérive autoritaire du régime.

Nicolas Maduro lui a notamment fixé pour mission d'apporter la " paix " et de redresser l'économie en lambeaux de cette nation pétrolière, naguère immensément riche. Elle devait initialement mettre en place une commission chargée d'enquêter sur les "crimes" commis pendant les manifestations antigouvernementales.

Samedi, un des leaders de l'opposition, Leopoldo Lopez, a pu regagner son foyer pour purger sa peine en détention à domicile.

Un autre dirigeant de l'opposition, le maire de Caracas Antonio Ledezma, a lui aussi été remis aux arrêts domiciliaires vendredi après trois jours de prison militaire.