Vendredi, 15 Décembre, 2017

12 ans de prison requis contre l'héritier pour corruption — Samsung

Lee Jae-Yong vice-président de Samsung Electronics escorté par des gardes se rend au tribunal à Séoul le 2 août 2017 Lee Jae-Yong vice-président de Samsung Electronics escorté par des gardes se rend au tribunal à Séoul le 2 août 2017
Manon Joubert | 08 Août, 2017, 00:21

SEOUL, 07 août (Yonhap) - Les procureurs indépendants ont requis ce lundi auprès de la Cour centrale du district de Séoul une peine de 12 ans de prison ferme à l'encontre de Lee Jae-yong, le vice-président de Samsung Electronics Co., accusé d'avoir versé des pots-de-vin dans le cadre du grand scandale de corruption impliquant l'ancienne présidente Park Geun-hye.

Pour sa défense, le vice-président de Samsung Electronics a fait valoir la semaine dernière qu'il ne jouait aucun rôle dans les prises de décision du groupe et qu'il "écoutait la plupart du temps les autres cadres".

Lee Jae-Yong est accusé d'avoir soudoyé la confidente de l'ombre de l'ex-présidente.

"Les prévenus entretenaient des liens rapprochés avec le pouvoir et cherchaient à obtenir des bénéfices personnels."

Lee était le "bénéficiaire ultime" des délits commis lors de ce scandale, a déclaré le procureur.

L'héritier Samsung est également poursuivi pour abus de biens sociaux et dissimulation d'actifs à l'étranger. Lee Jae-Yong, 49 ans, dirige de fait Samsung Electronics, premier fabricant mondial de smartphones, depuis la crise cardiaque de son père en 2014. Il en est résulté que Samsung a pu obtenir le feu vert du gouvernement pour une fusion controversée de deux de ses filiales.

Cette opération avait été dénoncée par certains actionnaires emmenés par le fonds spéculatif américain Elliott, qui estimaient que C&T avait été délibérément sous-évaluée.

Le jugement est attendu le 25 août.

Mme Park a été formellement destituée de ses fonctions en mars et est actuellement en procès. Au coeur du scandale, Choi Soon-Sil, son amie de 40 ans, accusée de s'être servie de son influence pour soutirer près de 70 millions de dollars à diverses entreprises et se mêler des affaires de l'Etat. L'issue de ce procès devrait influencer ceux de Park et Choi. Les millions de Sud-Coréens qui étaient descendus dans la rue pour demander le départ de Mme Park réclamaient aussi l'arrestation des patrons de chaebols.