Lundi, 25 Septembre, 2017

Winnie l'ourson censuré en Chine, parce qu'il ressemble au président Xi Jinping

Chine: Winnie l'Ourson banni des réseaux sociaux... pour sa ressemblance avec le président Winnie l'Ourson n'a plus droit de cité sur les réseaux sociaux chinois@ JOEL SAGET AFP
Manon Joubert | 17 Juillet, 2017, 19:44

Les autorités chinoises n'ont pas justifié officiellement leur décision, mais ce n'est pas la première fois que Winnie l'Ourson fait polémique en Chine. En effet, le journal britannique, Financial Time, précise que l'emblématique Winnie l'ourson a été supprimé de Weibo, l'équivalent chinois de Twitter, ainsi que de WeChat (WhatsApp chinois).

Les comparaisons entre Winnie l'ourson et Xi Jinping ne sont pas nouvelles, elles datent de la rencontre entre le président chinois et Barack Obama en 2013.

Les mesures de censure en Chine prennent parfois des cibles surprenantes.

Sur le réseau social Weibo, il est encore possible d'afficher l'image de l'ourson, mais tous les commentaires sont bloqués, avec un message d'erreur indiquant un " contenu illégal".

C'est encore la photo de Xi Jinping dans une voiture qui a été classée comme "l'image la plus censurée de 2015", ou celle d'une galerie de portraits du leader chinois qui ont été reprises par les internautes. "Historiquement, deux choses ne sont pas autorisées [en Chine]: les organisations politiques et les actions politiques".

Alors qu'approche le congrès quinquennal automnal du Parti communiste chinois lors duquel le président Xi Jinping devrait obtenir un nouveau mandat à la tête du pays, les censeurs de Pékin sont très vigilants quand il s'agit de protéger l'image du chef de l'Etat. Ces interpellations interviennent alors que le 19e Congrès national du parti communiste doit avoir lieu en Chine à l'automne.

D'après Qiao Mu, plusieurs internautes ont récemment été interpellés après avoir posté des messages sur le président chinois. Mais cette année, une troisième interdiction s'est ajoutée à la liste: "parler du président", explique un spécialiste des médias à la Beijing Foreign Studies University, interrogé par le Financial Times. "Je pense que la question de Winnie fait partie de cette tendance", a-t-il ajouté.