Samedi, 21 Octobre, 2017

Vaste cartel entre les constructeurs automobiles allemands ?

Le nouveau scandale de l'industrie automobile allemande pire que le dieselgate «Les voitures de BMW ne sont pas manipulées»
Napoleon Lievremont | 25 Juillet, 2017, 11:31

"Un porte-parole de BMW s'est refusé à tout commentaire".

Le constructeur BMW a démenti dimanche avoir manipulé les émissions de ses véhicules et s'être entendu avec ses concurrents.

La chute des valeurs automobiles européennes se poursuivait lundi en début d'après-midi après la révélation par le magazine Der Spiegel de soupçons d'entente entre les cinq principaux fabricants allemands (Volkswagen, BMW, Audi, Porsche et Daimler).

La Commission européenne a annoncé samedi que les autorités de la concurrence européennes enquêtaient sur ces allégations.

Selon les informations révélées par Der Spiegel, le groupe Volkswagen se serait auto-dénoncé auprès de la Commission européenne et de l'office allemand des cartels en juillet 2016, reconnaissant un "soupçon" sur un possible "comportement illégal". Daimler aurait fait la même chose de son côté, les deux géants automobiles espérant sans doute un peu de clémence en cas de fraude avérée.

Au total, près de 60 groupes de travail interprofessionnels auraient été organisés, impliquant quelques 200 salariés, au cours desquels de nombreux sujets ont été abordés par les différentes parties, comme les systèmes de freinage, les échappements, les transmissions. "Cela s'applique bien sûr aux diesels" indique la marque. De gros réservoirs se révélant plus chers, les groupes auraient opté de concert pour de petits réservoirs, ne contenant pas assez de liquide pour réduire de manière suffisante les gaz polluants émis.

En parallèle, BMW s'engage à proposer une mise à jour du software des véhicules diesel Euro 5 sans coût supplémentaire pour ses clients. "La confirmation est fournie par les résultats des enquêtes officielles pertinentes au niveau national et international", note-t-elle. Mais confirme cependant avoir échangé avec d'autres constructeurs non pas sur la taille des réservoirs d'AdBlue mais sur l'installation des infrastructures nécessaires au dispositif AdBlue en Europe.

La ministre de l'Economie allemande Brigitte Zypries craint que cette nouvelle affaire n'affecte la "crédibilité" et la "confiance" de l'industrie allemande.