Jeudi, 20 Juillet, 2017

Taxe d'habitation et ISF : Macron avance les réformes à 2018

Le ministre français des Comptes publics Gérald Darmanin a indiqué que la suppression de la taxe d'habitation coûterait 8,5 milliards d'euros Taxe d'habitation et ISF : Macron avance les réformes à 2018
Napoleon Lievremont | 11 Juillet, 2017, 00:41

"Pour ce faire, le gouvernement étudie les solutions pour accélérer les baisses d'impôts et de charges dès 2018, notamment la réforme de la taxe d'habitation et l'ISF", a-t-on ajouté.

Le président de la République a tranché ce week-end.

C'était l'une des promesses fortes d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle: l'exonération de la taxe d'habitation pour 80% des ménages. Malgré un budget qui va être difficile à boucler, la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages et la réforme de l'ISF devraient entrer en vigueur dès 2018. La réforme de l'ISF consiste à extraire le capital financier du calcul, pour ne plus se baser que sur le patrimoine immobilier. "On est dans un gouvernement qui est un gouvernement de communication mais aussi un gouvernement d'improvisation qui a beaucoup de mal en réalité à faire face aux exigences qu'il a lui-même posées". Le discours de politique générale de M. Philippe avait été marqué par une grande prudence quant aux annonces sur la baisse de la fiscalité, quelques jours après la publication d'un audit alarmiste de la Cour des comptes sur l'état du déficit.

Lors de son discours de politique générale, la semaine dernière, le Premier ministre Edouard Philippe n'avait évoqué qu'une mise en oeuvre d'ici la fin du quinquennat, soit 2022. Côté gouvernement on se veut rassurant.

Les premiers bénéficiaires seront les propriétaires aux bas revenus. Selon nos confrères des Echos, le coût total des deux mesures avoisinerait les 6 milliards d'euros. Idem pour la réforme de l'ISF qu'Emmanuel Macron souhaite voir conduite l'année prochaine. Peut-on parler d'improvisation comme le disent certains? Elle suscité l'inquiétude des collectivités locales, bien que l'exécutif ait assuré que l'Etat compenserait leur manque à gagner.