Lundi, 25 Septembre, 2017

Séoul entend discuter rapidement avec la Corée du Nord

Séoul souhaite rencontrer Pyongyang pour des causes humanitaires La Corée du Sud propose des discussions militaires à la Corée du Nord
Manon Joubert | 17 Juillet, 2017, 19:44

Le gouvernement sud-coréen a invité son voisin du Nord à engager des pourparlers, afin de faire baisser les tensions à la frontière intercoréenne. Le pays a en effet annoncé qu'il souhaitait débuter des discussions avec Pyongyang, trois mois après l'arrivée au pouvoir d'un président prônant les échanges plutôt que le statu quo.

La Chine a salué lundi la proposition de la République de Corée sur l'organisation de négociations militaires intercoréennes et au niveau de la Croix-Rouge avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC), exhortant les deux parties à oeuvrer ensemble afin de sortir de l'impasse.

La réelle teneur des discussions n'a toutefois pas été détaillée, d'autant que les deux protagonistes ne sont pas d'accord sur la définition des "activités hostiles".

Le vice-ministre sud-coréen de la Défense Suh Choo-suk, a proposé que la réunion se tiennent ce vendredi à Tongilgak, un bâtiment situé tout près de la frontière dans le " village de la trêve", Panmujom. Moon jae-in, le président sud-coréen, aimerait voir les discussions aboutir rapidement de manière à appliquer les dispositions convenues dès le 27 juillet.

Depuis début 2016, la Corée du Nord a procédé à deux essais nucléaires et a accéléré le rythme de ses essais de missile. Séoul en profitera pour demander de cesser la diffusion vers le Sud de messages de propagande via des haut-parleurs installés sur la frontière, et, de son côté, Pyongyang réclamera l'arrêt des lâchers de tracts dénonçant son régime. Si tous les sujets abordés ne risquent pas d'aboutir à un consensus, cette première rencontre permettra à Pyongyang de jauger la nouvelle administration en place et peut-être amorcer d'autres discussions.