Lundi, 20 Novembre, 2017

PSA et le ministère s'opposent sur les montants des investissements — GM&S

Les salariés de GM&S vont bloquer le site de Renault de Villeroy PSA ne veut pas participer au financement de la reprise de GM&S, RENAULT apporte 5 millions d'euros
Marie-Paule Arceneaux | 19 Juillet, 2017, 00:21

"Il manque donc cinq millions d'euros pour faire aboutir la reprise", peut-on lire dans un communiqué. Des informations émanant d'une part de Bercy et d'autres part du constructeur PSA se contredisent quant à l'investissement de PSA dans la reprise du site de l'équipementier automobile creusois.

Mais dans la foulée, PSA a démenti avoir refusé de participer au financement, un porte-parole précisant que le groupe avait "confirmé un investissement de quatre millions d'euros" pour que GM&S puisse acquérir le matériel nécessaire à la fabrication de pièces pour le constructeur, jugeant "incompréhensible" et "injuste" les propos du ministère. Un engagement "confirmé", a ajouté le porte-parole du constructeur des marques Peugeot et Citroën. Depuis lundi soir, une bataille de chiffres oppose l'Etat à PSA.

PSA rappelle que la mise en œuvre de ce plan n'est envisageable qu'en l'absence de toute nouvelle action des salariés de GM&S envers un de ses sites qui serait considérée comme une nouvelle agression vis-à-vis de ses 70 000 salariés français.

Le compte à rebours est lancé pour sauver GM&S, l'équipementier automobile basé à La Souterraine (Creuse) et deuxième employeur privé de la Creuse, placé le 30 juin en liquidation judiciaire.

Mardi, une centaine de salariés maintenaient la pression, bloquant dans le calme un site Renault dans l'Yonne.

Outre la question du financement de la modernisation du site, Renault et PSA se sont engagés à passer 22 millions d'euros de commandes par an au site, soit 12 millions pour PSA et 10 millions pour Renault. Depuis, "la plupart des progrès attendus ont été obtenus", notamment les précisions demandées à Renault sur le détail de ses engagements de commandes, a noté Bercy.

Le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer mercredi sur le sort de GM&S.