Samedi, 18 Novembre, 2017

Mossoul est "libérée", selon le Premier ministre

Armée irakienne à Mossoul Armée irakienne à Mossoul
Manon Joubert | 10 Juillet, 2017, 00:29

Lancée par les forces irakiennes, elle était soutenu par la coalition internationale pilotée par les Etats-Unis.

Dans une déclaration à la presse, le général américain Robert Sofge a confié que les autorités irakiennes sont sur le point d'annoncer de manière imminente la reprise totale de Mossoul.

" Ces deux derniers jours, nous sommes arrêtés à 100/50 mètres du Tigre".

"Selon le porte-parole de l'armée française, le colonel Patrik Steiger, la bataille de Mossoul sera suivie " de longues opérations de déminage et de sécurisation " pour " neutraliser les dernières cellules dormantes et les pièges dont Daech a saturé la ville ".

L'opération pour reprendre Mossoul, la deuxième plus grande ville d'Irak, s'est amorcée en octobre. Certains d'entre eux se font passer pour morts, attendant le passage des troupes irakiennes pour actionner leurs ceintures d'explosifs. Des femmes combattantes se sont elles faites sauter au milieu de civils déplacés. Daesh a par ailleurs revendiqué de nombreux attentats meurtriers dans le monde. L'ONU a repertorié la fuite de centaines de milliers de civils en raison des combats. Sur le plan humanitaire, l'offensive à Mossoul a eu des répercussions majeures. Le mouvement s'est emparé de la grande ville du Nord en juin 2014.

Pendant que les CTS continuaient le combat dans une zone d'environ 100 m de profondeur sur 300 m de largeur, le long du Tigre, des membres de la police fédérale commençaient déjà à exprimer leur joie à Mossoul, la fin de leur mission leur ayant été signifiée. Les djihadistes ont cessé de résister quasiment partout, ce qui marque la victoire des forces irakiennes.

" Il faut revenir à la Seconde guerre mondiale pour trouver (une bataille) qui se rapproche seulement " de celle de Mossoul, a-t-il jugé. C'est du haut du pupitre de la grande mosquée Al Nouri, dans la vieille ville de Mossoul, que peu après, le chef de l'EI, Abou Bakr al Baghdadi, avait proclamé l'établissement d'un "califat" s'étendant à cheval sur l'Irak et la Syrie.

L'EI contrôle toujours quelques zones en Irak et des territoires dans l'est et le centre de la Syrie, où son fief Raqa est assiégé par des forces soutenues par Washington.