Lundi, 20 Novembre, 2017

Moscou veut riposter, Bruxelles s'inquiète — Sanctions américaines

Donald Trump le 22 juillet ZOOM Donald Trump le 22 juillet. JIM WATSON AFP
Manon Joubert | 27 Juillet, 2017, 00:56

Le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, a réfuté lundi toute collusion entre la campagne de son beau-père et la Russie, assurant qu'il n'a "rien à cacher".

Plutôt tiède à l'idée de punir son homologue russe Vladimir Poutine avec qui il tente un rapprochement depuis son arrivée au pouvoir, le président Trump pourrait opposer son veto au projet de loi, mais un second vote d'au moins les deux tiers du Congrès pourrait le renverser.

Ses rencontres avec des Russes? "Je n'ai eu aucun contact inapproprié", a-t-il répété.

Jared Kushner affirme avoir rencontré l'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis Sergueï Kisliak à deux reprises.

"Je n'ai pas commis de collusions et je ne connais personne d'autre dans l'équipe de campagne qui ait commis des collusions avec quelque gouvernement étranger que ce soit", écrit le mari d'Ivanka Trump.

La nouvelle loi donnerait au président Donald Trump la possibilité de sanctionner les entreprises qui travaillent sur des pipelines venant de Russie, en limitant par exemple leur accès aux banques américaines ou en les excluant des marchés publics aux Etats-Unis. Des propos qui sont loin d'être anodins car ils pourront être utilisés par le FBI mais aussi par le procureur spécial Robert Mueller chargé du dossier russe.

La Chambres des représentants autorise les sanctions contre ceux fournissant au Nord du pétrole brut et d'autres produits liés, et demande à l'administration américaine de classer le Nord comme un Etat soutenant le terrorisme.

Dans ce texte, Jared Kushner revient également sur la rencontre avec l'avocate russe à laquelle il a participé, au côté de Donald Trump Jr et du directeur de campagne du candidat Paul Manafort. "Je cherchais un moyen poli de partir et de retourner travailler", se souvient-il, expliquant même avoir envoyé un email à son assistant pour lui demander de l'appeler sur son téléphone portable afin d'avoir un prétexte pour quitter la réunion. "C'est approprié. Après tout, c'est le Congrès que la Constitution habilite à réglementer le commerce avec les pays étrangers", a déclaré Ed Royce, président de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, selon le site d'information The Hill. Ils négocient actuellement avec la commission de la Justice du Sénat pour fixer les conditions précises de leurs auditions.

Les premiers mois du mandat de Donald Trump à la Maison Blanche sont obscurcis par les soupçons de collusion entre des membres de son équipe de campagne et la Russie, que les agences étasuniennes du renseignement accusent d'ingérence dans l'élection présidentielle de l'an dernier.

L'exécutif a eu beau défendre son pré carré, les chefs républicains du Congrès ont été intraitables, tant les élus se méfient des intentions du milliardaire sur une éventuelle détente avec l'adversaire russe.

So why aren't the Committees and investigators, and of course our beleaguered A.G., looking into Crooked Hillarys crimes & Russia relations?