Lundi, 20 Novembre, 2017

Macron et Netanyahou ont affiché une certaine proximité

Macron confirme sa soumission au sionisme international et fait l'amalgame Israël-Palestine : Macron appelle à une "reprise des négociations" dans le cadre d'une "solution à deux Etats"
Marie-Paule Arceneaux | 19 Juillet, 2017, 00:23

L'invitation à la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv faite au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou par Emmanuel Macron avait suscité des réactions partagées: le contenu du discours prononcé par le président ce 16 juillet risque de ne pas faire consensus non plus. Aux côtés de Benjamin Netanyahou, le Président de la République a souligné à nouveau les conditions pour mener à bien ces négociations: " Il est important pour cela de s'assurer que les conditions de la négociation et de la paix ne sont pas remises en cause dans les faits et que le droit international est respecté par tous, je pense ici à la poursuite des constructions dans les colonies.

"À ce titre, la France se tient prête à appuyer tous les efforts diplomatiques menés dans ce sens selon les paramètres de paix reconnus par la communauté internationale", a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions sur la forme que cette aide pourrait prendre. "Emmanuel Macron considère que Benyamin Netanyahou est un chef de l'État qui doit être reçu". Il avait alors exprimé son soutien à la solution des deux Etats et condamné la colonisation israélienne.

L'Iran a également été au menu de cette première rencontre officielle entre les deux dirigeants, pendant laquelle les deux hommes se sont affichés très proches - M. Macron ayant même donné du " cher Bibi ".

Face aux inquiétudes israéliennes, Emmanuel Macron a assuré que la France serait vigilante quant à la mise en œuvre de l'accord sur le nucléaire de 2015 et qu'elle partageait "les inquiétudes israéliennes sur l'armement du Hezbollah". Le président français a ensuite évoqué les échanges bilatéraux entre les deux pays et une prochaine visite d'une délégation française sur les sujets économiques et sécuritaires ainsi que la saison culturelle croisée qui se tiendra en 2018 à la fois en France et en Israel et qui devrait etre un des temps fort de l'année prochaine entre les deux pays. Il souhaite d'ailleurs "enclencher un dialogue exigeant avec Israël sur le suivi de ce protocole". Il a invité Emmanuel Macron en Israël et lui a affirmé que " la France a un grand potentiel sous votre leadership ".