Dimanche, 19 Novembre, 2017

L'ex-premier ministre nomme son frère comme successeur politique — Pakistan

Nawaz Sharif avait déjà été Premier ministre deux fois avant de devoir quitter son poste en 1993 pour des accusations de corruption et en 1999 à la suite d'un coup d'Etat Pakistan: le Premier ministre Nawaz Sharif destitué par la Cour suprême
Manon Joubert | 30 Juillet, 2017, 00:48

La victoire de son parti, la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), aux élections de 2013, lui avait offert un troisième mandat.

C'est la seconde fois, dans l'histoire du Pakistan, qu'un Premier ministre en poste est destitué par une intervention de la Cour suprême.

La sortie de l'ex-premier ministre pakistanais intervient au lendemain de la décision de la Cour suprême de le destituer, à la suite des conclusions d'une enquête sur la fortune de M. Sharif et de sa famille.

Âgé de 65 ans, Shahbaz Sharif dirige la province du Punjab, la plus peuplée du Pakistan avec plus de la moitié des 190 millions d'habitants du pays. Il devra être élu comme député à l'Assemblée nationale avant de prétendre diriger le gouvernement pakistanais. Shahid Khaqan Abbasi compte en effet parmi les fidèles du premier ministre sortant.

La nomination de M. Abbasi doit encore faire l'objet d'un vote du Parlement mais celui-ci ne devrait être qu'une formalité, le parti de M. Sharif y disposant d'une large majorité. Au sein de la PML-N, beaucoup voient la main de l'armée dans la chute de Nawaz Sharif.

L'armée ne s'est pour l'heure pas exprimé sur la chute de Nawaz Sharif et n'a pas non plus commenté les accusations selon laquelle elle était à l'origine de cette destitution. Des documents du cabinet Mossack-Fonseca, basé au Panama, semblent montrer que sa fille et deux de ses fils ont possédé des actifs offshore et s'en sont servi pour acheter des biens immobiliers à Londres.

Aux yeux des juges, Nawaz Sharif a menti dans sa déclaration de patrimoine lors des législatives de 2013.

Nawaz Sharif a démenti toute malversation et dénoncé un complot.