Samedi, 18 Novembre, 2017

Impôts : la mise au point du gouvernement

ISF, taxe d'habitation...Ce que prépare vraiment Edouard Philippe pour 2018 La trajectoire financière du gouvernement Philippe d'ici 2022
Manon Joubert | 13 Juillet, 2017, 00:25

Ampleur des baisses d'impôts: "J'avais indiqué dès le discours [de politique générale] que la baisse des prélèvements représenterait 1 point de PIB, soit environ 20 milliards d'euros sur l'ensemble du quinquennat".

À la veille du début du débat d'orientation budgétaire avec les parlementaires, le chef du gouvernement annonce la couleur. Celle de la taxe d'habitation, que l'exécutif entend supprimer pour 80 % des foyers, fera l'objet d'une première étape l'an prochain, pour un coût de trois milliards d'euros.

Le Premier ministre a annoncé des baisses d'impôts massives dès 2018, évaluées à près de 11 milliards d'euros.

Édouard Philippe a dévoilé la trajectoire budgétaire du gouvernement dans une interview au quotidien Les Échos ce mercredi. C'est en tout cas ce qu'a expliqué le Premier Ministre Edouard Philippe. Il en ressort que les réformes fiscales annoncées seront bien mises en uvre à partir de 2018, contrairement à ce qui a pu être dit ça et là.

Pour respecter cette trajectoire, tout en finançant les baisses d'impôts, le gouvernement prévoit un quasi-gel des dépenses publiques hors inflation. Le Premier ministre, déclare vouloir "provoquer un effet de souffle fiscal en faveur de l'investissement, de l'emploi et de la croissance". "Lassurance-vie conservera son régime fiscal actuel, seuls les nouveaux flux d'investissements au-delà de 150 000 € seront concernés par le prélèvement forfaitaire".

Il a ainsi précisé qu'il tablait sur un déficit de 2,7 % du PIB en 2018, bien en dessous donc des 3 % imposés par Bruxelles, le tout en tablant sur une croissance de 1,6 % cette année et 1,7 % l'an prochain. Édouard Philippe avait indiqué lundi "étudier les solutions" pour "accélérer" les baisses d'impôts, jusqu'alors prévues à 7 milliards en 2018. Au total, d'ici la fin du quinquennat, le chef du gouvernement se fixe pour objectif de faire passer l'endettement public de 97% du PIB en 2017 à 92% en 2022.

Édouard Philippe s'est refusé à donner un objectif chiffré de réduction des effectifs de la fonction publique pour 2018 par rapport à l'objectif de 120000 retenu pour les cinq années à venir, soulignant que le travail devait être mené " ministère par ministère et même direction par direction ".