Samedi, 18 Novembre, 2017

Fusillade à Jérusalem. Deux policiers tués, les assaillants abattus

Jérusalem: trois assaillants abattus après avoir tiré sur des policiers Jérusalem: trois assaillants abattus après avoir tiré sur des policiers
Manon Joubert | 15 Juillet, 2017, 00:20

Trois Palestiniens armés ont ouvert le feu dans la vieille ville, à côté de l'esplanade des Mosquées, avant d'être abattus dans le périmètre du lieu saint.

Cette attaque meurtrière dans les quartiers arabes de Jérusalem, dans laquelle deux jeunes policiers de 22 ans et 30 ans, tous deux membres de la minorité arabe druze d'Israël, très présente dans la police, ont été tués par des Arabes israéliens - des personnes présentant la citoyenneté israélienne et vivant en Israël - constitue un coup dur pour les services de renseignement et de sécurité du pays.

Suite à l'incident, la police a annoncé que toutes les entrées de l'esplanade des Mosquées avaient été fermées et que les prières du vendredi n'auraient pas lieu sur l'édifice, situé à Jérusalem-Est annexée et occupée par Israël.

Cette esplanade, troisième lieu saint de l'islam, a été fermée par la police après l'attaque anti-israélienne. Quelques heures après l'attaque, la police israélienne a même arrêté le mufti de Jérusalem, Mohammed Hussein, au cours d'un rassemblement dans la vieille ville pour dénoncer la fermeture de l'esplanade des Mosquées. La police n'a identifié dans l'immédiat ni les assaillants, ni les blessés.

Il s'agit de la première attaque d'une telle ampleur à l'arme à feu depuis des années à l'intérieur des remparts de la Vieille ville.

Nous devrons réévaluer toutes les dispositions de sécurité sur le mont du Temple et ses environs. Ce religieux estime qu'il est temps d'ouvrir la prière aux juifs sur l'esplanade des Mosquées, appelée par les juifs le mont du Temple.

Selon les médias israéliens, c'est la première fois depuis 2000, au moment de l'explosion de la deuxième intifada, que les prières du vendredi sont annulées. Depuis octobre 2015, Israël et les Territoires palestiniens sont en proie à des violences qui ont causé la mort de 280 Palestiniens, 44 Israéliens, deux Américains, deux Jordaniens, un Érythréen, un Soudanais et une Britannique, selon un décompte de l'AFP.

En plein préparatifs d'un déplacement en Europe - notamment à Paris où il doit être reçu dimanche 16 juillet par Emmanuel Macron -, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s'est entretenu au téléphone avec le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui a condamné l'incident.