Вторник, 24 Апреля, 2018

Au Mali, Macron met ses homologues du Sahel face à leurs responsabilités

MALI-FRANCE-DIPLOMACY Le président Macron en visite à Gao le 19 mai dernier
Manon Joubert | 03 Июля, 2017, 00:36

"Cette situation menace l'existence de nos Etats et la cohésion sociale qui a toujours caractérisé les relations entre nos communautés", a précisé le président malien.

Au total, sur ce volet militaire, la France promet huit millions d'euros d'ici fin 2017 et pour souligner la priorité donnée à cette zone, il indique que l'aide au Sahel équivaut désormais à 50% de l'ensemble du budget de coopération sécurité et défense de la France dans le monde.

Devant les présidents Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Idriss Déby Itno (Tchad), Mohamed Ould Abdelaziz (Mauritanie), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) et Mahamadou Issoufou (Niger), il a salué "une dynamique, un mouvement de fond que la France est fière d'accompagner".

À la veille du sommet du G5 à Bamako, Emmanuel Macron s'est entretenu au téléphone avec Macky Sall sur la situation régionale au Sahel. Elle aura un effectif initial de 5000 hommes. Le sommet vise à définir concrètement les modalités de cette force, et le président français a annoncé un soutien surtout en équipements, selon l'Elysée. - Quelle sera la véritable mission de cette force dans une région déjà fortement militarisée?- Est-ce une manière de masquer l'implantation durable des forces de l'Onu et françaises, par une "africanisation artificielle" de la politique sécuritaire dans la région?- Comment interpréter symboliquement la présence à ce sommet du Président français?

FX Freland
Des soldats français de Barkhane en préparation en vue d'une sortie dans les environs de Gao au Mali

"Les résultats doivent être au rendez-vous pour convaincre nos partenaires", leur a-t-il lancé, leur demandant aussi de mener "des réformes institutionnelles et des efforts de gouvernance, appelés par vos populations".

"Ces gens ne sont rien, ce sont des terroristes, des voyous et des assassins", a réagi M. Macron, tout en se réjouissant d'avoir "pour la première fois depuis des mois une trace de vie pour Sophie Pétronin". Le chef de l'Etat a ajouté avoir " bon espoir que le 13 juillet", le Conseil franco-allemand à Paris permette aux deux pays d' "annoncer des engagements communs autour de cette alliance ".

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée en 2013 à l'initiative de la France.