Jeudi, 18 Octobre, 2018

Afrique : Des parlementaires africains s'engagent à réduire la fécondité

JPEG- 59.3 Il est impératif pour nos Etats de réduire le taux de fécondit
Manon Joubert | 26 Juillet, 2017, 00:20

Réunis à Ouagadougou dans le cadre de la rencontre sur le financement adéquat de la santé, le dividende démographique et les politiques de populations et développement, les parlementaires de la CEDEAO - appuyés par ceux du Tchad et de la Mauritanie - ont lancé un appel pour limiter à le nombre d'enfants par femme à trois et l'augmentation annuel de 2% des budgets de la santé.

XALIMANEWS-Lors d'une rencontre régionale de haut niveau sur la démographie, les parlementaires de la Cedeao ont plaidé pour la maitrise de la croissance et demandé aux différents pays de faire baisser leurs indices synthétiques de fécondité respectifs à 3 enfants au plus par femme d'ici 2030.

"Les parlementaires de la Cédéao, du Tchad, de la Mauritanie ont convenu que d'ici 2030, nos Parlements devraient inciter nos gouvernements à mettre en place des politiques pour que chaque femme ait, au plus, trois enfants ".

Avec un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme, la population ouest africaine va dépasser le milliard en 2050.

" Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui sont de l'ordre de 5 % à 6 %, avec un taux de fécondité située à 6 % ou 7 %, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation", a indiqué Salifou Diallo, le président de l'Assemblée burkinabée.

Selon notre chroniqueur, si les parlementaires de la Cédéao veulent " contenir la poussée démographique", c'est pour masquer leurs propres responsabilités. Le Nigeria compte à lui seul plus de la moitié de la population de l'Afrique de l'Ouest. " C'est à [nous] qu'il appartient de définir l'équilibre optimal qu'il est indispensable de trouver entre la régulation des naissances et l'amélioration de la qualité de vie de la population active, " déclare-t-il.

Il s'agira de faire "baisser de moitié" le taux de fécondité et d'"arrimer le taux de croissance démographique, trop fort, avec le taux de croissance économique trop modéré", a déclaré le président de la commission de la Cédéao, Marcel De Souza.

Au Burkina Faso, les parlementaires de la sous-région ouest-africaine, de la Mauritanie et du Tchad viennent de s'engager à œuvrer à la réduction du taux de natalité dans leurs pays. Cette jeunesse, lorsqu'elle ne trouve pas de solutions, devient une bombe: "elle traverse le désert ou la Méditerranée, meurt par milliers pour l'immigration clandestine ".