Mardi, 19 Juin, 2018

Royaume-Uni: test pour le gouvernement de May devant le Parlement

THERESA MAY VA CONSULTER LARGEMENT SUR LE BREXIT Theresa May adoucit son programme social
Manon Joubert | 23 Juin, 2017, 01:13

La Reine n'a pas mentionné une visite d'Etat du président américain Donald Trump, jetant le doute sur sa tenue initialement prévue à l'automne.

"Même si sera un gouvernement qui consulte et qui écoute, nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout du Brexit, travaillant en bonne intelligence avec le Parlement, les entreprises (.) et d'autres pour garantie une sortie (de l'UE) à la fois ordonnée et en douceur", poursuit Theresa May.

Les pourparlers pour le Brexit interviennent après la perte par les Conservateurs de la majorité parlementaire absolue aux législatives anticipées du 8 juin, les attentats de Manchester et de Londres ainsi qu'après l'incendie de la tour Grenfell. Parmi elles figurent sa volonté affichée dans son programme électoral de supprimer les repas gratuits pour les écoliers et celle de financer les soins liés à la dépendance des personnes âgées par un prélèvement sur les successions, rebaptisée par le public 'dementia tax' (taxe sur la démence). Bien qu'il soit lu par la reine, le discours est préparé par le premier ministre et son entourage afin de donner un aperçu de ses intentions.

"La priorité de mon gouvernement est de garantir le meilleur accord possible alors que le pays quitte l'Union européenne ", a dit la reine, se faisant le porte-voix de May. Mme May veut reprendre le contrôle de l'immigration, une des raisons clefs du choix des Britanniques de quitter le bloc communautaire.

Paralysée, Theresa May a besoin des dix députés du Parti unioniste démocrate (DUP) nord-irlandais.

Une source au sein du DUP a indiqué mardi soir qu'il "n'était certainement pas imminent" parce que les discussions "ne se sont pas déroulées de la manière qu'escomptait le DUP", assurant qu'il ne fallait pas prendre le soutien du parti comme acquis.

Mardi, le ministre des Finances Philip Hammond a défendu une approche douce du Brexit, tenant à rassurer des milieux d'affaires inquiets de la ligne dure maintenue par Theresa May et défendue par David Davis.