Samedi, 21 Octobre, 2017

Mort de Rémi Fraisse : le parquet requiert un non-lieu

Mort de Rémi Fraisse le parquet requiert un non-lieu Non-lieu requis dans l'affaire Rémi Fraisse
Jean-Pascal Bellegarde | 24 Juin, 2017, 00:55

En face, le procureur explique que le gendarme qui a lancé la grenade fatale à Rémi Fraisse a agi "dans des conditions d'absolue nécessité et de stricte proportionnalité" et qu'il n'y a "aucune charge suffisante contre quiconque et notamment contre aucun dépositaire de l'autorité publique" pour établir une responsabilité dans la mort du jeune homme, le 26 octobre 2014 à Lisle-sur-Tarn. "On a reçu le réquisitoire définitif", a déclaré Jean Tamalet, l'avocat du gendarme qui a tiré la grenade présumée mortelle.

Toujours selon nos confrères, le magistrat estimerait qu'aucune faute pénale ne peut être retenue contre qui que ce soit car 'il n'y a ni "violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence ou de sécurité", ni "faute caractérisée exposant autrui à un risque d'une particulière gravité" de la part des forces de l'ordre. Le père de Rémi Fraisse estimait dès lors que cette affaire "risquait" de s'achever par un non-lieu. Le gendarme avait été entendu en tant que témoin assisté le 18 mars 2016 et n'avait pas été poursuivi. Mais sans faire l'objet de poursuites. Un rapport de l'Inspection générale de la gendarmerie (IGGN) avait déjà blanchi le gendarme en décembre 2014. Reste à attendre la décision des juges toulousains, dans une affaire où aucune mise en examen n'a été prononcée en près de trois ans d'instruction.

Le parquet de Toulouse est aussi revenu dans ses réquisitions sur la personnalité de Rémi Fraisse: "un jeune homme totalement intégré, calme, pondéré et pacifique".