Mardi, 19 Juin, 2018

Macron plie le match — Législatives

Les 67.000 bureaux de vote de métropole ont ouvert dimanche à 8H00 pour le premier tour des élections législatives Les 67.000 bureaux de vote de métropole ont ouvert dimanche à 8H00 pour le premier tour des élections législatives
Manon Joubert | 22 Juin, 2017, 06:16

Ils devancent ceux des Républicains/UDI/DVD (21,5%), du Front national (14%), de la France Insoumise (11%) et du PS/PRG/DVG (10, %).

'Macron en marche vers une majorité écrasante' (Le Figaro), 'Macron plie le match' (L'Opinion), 'Un coup de maître' (Le Parisien), 'L'OPA' (Libération). Les titres des quotidiens nationaux ne laissent aucun doute sur la couleur de la future "chambre bleu Macron" (L'Humanité). Le précédent record, qui date du premier tour des législatives en 2012, était de 42,78%.

D'après plusieurs projections, Emmanuel Macron, qui a voté dans la station balnéaire du Touquet, dans le nord de la France, pourrait obtenir à l'issue du second tour le 18 juin près de 400 députés, bien au-delà du seuil de 289 sièges requis pour obtenir la majorité absolue. "Pour la troisième fois consécutive, vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République", a-t-il souligné.

Divisé entre les centristes et la droite plus radicale, le parti peine à se trouver une unité.

Le Parti socialiste, qui contrôlait la moitié de l'Assemblée sortante, s'effondrerait autour de 15 à 40 sièges, soit encore moins que les 57 de la débâcle de 1993.

Le patron du PS, éliminé à Paris, fait partie du cortège des battus, avec les anciens ministres Mathias Fekl, Pascale Boistard, Aurélie Filippetti ou Elisabeth Guigou. Le candidat du PS à la présidentielle, Benoît Hamon, a également été éliminé dès le 1er tour, tout comme les ex-ministres écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse. Najat Vallaud-Belkacem est en mauvaise posture à Villeurbanne. "Un vote puissant en faveur des réformes", a-t-elle jugé dimanche soir sans attendre les résultats définitifs.

La droite, qui espérait en début de campagne priver le président Macron de majorité, terminerait avec 80 à 132 élus. Pour gouverner, le parti présidentiel devrait donc former une coalition avec un ou deux autres partis représentés.

Les projections pour le second tour accordaient à LREM 390 à 445 sièges sur 577 députés. Avec un score de 13,2% très éloigné de celui de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle (21,3%).

Alors que son mouvement politique La République en Marche n'a qu'un an d'existence, il est en tête dans les sondages, alimentant la crainte des partis traditionnels d'être balayés. La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 10 à 23 fauteuils, PCF inclus. En revanche, il peut espérer battre le record de sièges pour un seul parti, détenu par l'UMP en 2002 (365 sièges). L'élimination dès le premier tour de poids lourds comme Nicolas Bay en Seine-Maritime, ou Jean-Lin Lacapelle dans les Bouches-du-Rhône va relancer le débat interne sur la ligne à suivre! Donné en tête de tous les scrutins il y a encore six mois, la droite sort laminée des deux dernières élections.

Le pari est presque remporté pour les membres du nouveau gouvernement dont le poste dépendait de leur élection: Richard Ferrand dans le Finistère, Bruno Le Maire dans l'Eure, Christophe Castaner dans les Alpes-de-Haute-Provence ainsi que Mounir Mahjoubi et Marielle de Sarnez à Paris sont tous en ballotage favorable. Au deuxième tour dimanche prochain, seule la majorité relative est requise.

Les ministres-candidats sont arrivés largement en tête dans leur circonscription.