Vendredi, 21 Septembre, 2018

L'ex-ministre Claude Guéant se fait confisquer maison et appartement

Claude Guéant l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy voit sa résidence secondaire située à Durtal confisquée Claude Guéant l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy voit sa résidence secondaire située à Durtal confisquée. | AFP
Manon Joubert | 21 Juin, 2017, 06:19

Claude Guéant doit répondre devant la justice d'un virement de 500 000 euros datant de mars 20008, en provenance de Malaisie, retrouvé sur ses relevés bancaires lors d'une perquisition.

Les ennuis judiciaires s'accumulent au-dessus de la tête de Claude Guéant.

Comme le rapporte le Parisien, les juges d'instruction Serge Tournaire et René Grouman ont pris une ordonnance de confiscation à l'encontre de l'appartement parisien et de la résidence secondaire de l'ancien secrétaire général de l'Elysée le 12 juin. Guéant a toujours affirmé que cette somme était tirée de la vente de deux tableaux d'un peintre flamand, dont l'acheteur serait un avocat malaisien. Les magistrats enquêtent sur les liens entre la Libye et le financement de la campagne de 2007.

Claude Guéant, un appartement à Paris et une maison dans le Maine-et-Loire, ont été confisqués par la justice, a appris mardi 20 juin franceinfo auprès de l'avocat de l'ancien ministre de l'Intérieur, confirmant une information du Parisien.

Mais les enquêteurs soupçonnent une vente fictive et un montage financier.

"On peut s'étonner que de telles mesures conservatoires soient prises plusieurs années après le début de l'instruction et alors que rien de nouveau ne justifie celles-ci".

Une décision qui révolte l'avocat du principal intéressé qui estime, dans les colonnes du Parisien, qu'il s'agit d'une " forme désespérée de pression et de sanction en dehors de tout jugement dans un dossier qui patine complètement ". Il aurait été destiné à faciliter l'achat d'un appartement de 90 m² dans le XVIe arrondissement de Paris pour un montant de 717.500 euros, réglé comptant, celui-là même qui a fait l'objet de la confiscation. Le quotidien explique que cette résidence a été perquisitionnée une semaine avant la prise de l'ordonnance par les policiers de l'Office anti-corruption.