Вторник, 24 Апреля, 2018

Les milices violent l'accord de cessez-le-feu — Centrafrique

SABER JENDOUBI  AFP SABER JENDOUBI AFP
Manon Joubert | 22 Июня, 2017, 06:20

Le père Gildas Gbeni, de la mission catholique Saint-Louis à Bria, a raconté avoir accueilli des réfugiés qui auraient vu des dizaines de corps en fuyant la violence.

Ces personnes ont été victimes des affrontements entre les milices anti-balaka et l'ex-coalition musulmane Séléka qui ont éclaté mardi matin, le lendemain de la signature d'un accord de paix. "Pour Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial des Nations unies en Centrafrique, "... beaucoup reste à faire.

Les tensions étaient encore présentes mercredi à Bria.

Aux alentours de 6 heures mardi, les affrontements meurtriers dans Bria, ville stratégique pour le contrôle des ressources minières, ont opposé différents membres du FPRC.

Selon des sources sur place, des combats ont eu lieu sporadiquement depuis samedi dans la ville entre des milices pro chrétiennes anti-balaka et des membres du FPRC, à la suite de la mort d'un " général " du FPRC à Bria, Hamad Issa. "Dès que les intérêts communs disparaissent, ils sont de nouveau prêt à s'entre-tuer", explique Nathalia Dukhan, spécialiste de la Centrafrique à Enough Project.

Les affrontements entre factions rivales pourraient avoir fait jusqu'à 100 morts dans la ville centrafricaine de Bria, a annoncé mercredi son maire, Maurice Belikoussou.

"14 préfectures sur les 16 que compte la République centrafricaine se trouvent sous l'occupation des groupes armés", déplorait récemment l'ambassadeur centrafricain à l'ONU, Léopold Ismael Samba, estimant que "tout effort du gouvernement tendant à déployer l'administration dans l'arrière-pays est aliéné".

La situation en Centrafrique a dégénéré en violences en mars 2013 après le renversement du Président François Bozizé, au pouvoir depuis 2003, et l'arrivée au pouvoir, dans ce pays majoritairement chrétien, des militants musulmans de la Séléka et du président musulman autoproclamé Michel Djotodia. "Le gouvernement se charge d'obtenir la représentativité des groupes militaires à tous les niveaux", poursuit l'accord, ainsi qu'à "la reconnaissance de ces groupes comme partie prenante de la reconstruction". Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.