Samedi, 21 Octobre, 2017

Le virulent message d'Arnold Schwarzenegger à Donald Trump — Accord de Paris

Jean-Pascal Bellegarde | 03 Juin, 2017, 02:06

S'exprimant aux alentours de 23h30 (17h30 à Washington), Emmanuel Macron s'est directement adressé aux Américains en appelant à "rendre sa grandeur à notre planète" ("Make our planet great again"), paraphrasant le slogan de Donald Trump.

Comme il fallait s'y attendre, Donald Trump, président des États-Unis, a annoncé hier le retrait de son pays de l'Accord de Paris visant à lutter contre le changement climatique. Puis, il a pris la parole en anglais, à l'intention du peuple américain.

Ne vous trompez pas, sur le climat, il n'y a pas de plan B parce qu'il n'y a pas de planète B.

Plus tranché, Le "L.A Times" juge que cette sortie de l'accord de Paris mènera les Etats-Unis sur le chemin de "la catastrophe irréversible". "Un accord historique mis en danger par la décision dramatique de Donald Trump", a regretté, de son côté, le maire de Nice Christian Estrosi. Paris " appelle l'ensemble des signataires à rester dans le cadre de l'accord et à ne rien céder ".

A tous les scientifiques, ingénieurs, entrepreneurs, citoyens responsables qui ont été déçus par la décision du président des Etats-Unis, je veux dire qu'ils trouveront en France une deuxième patrie.

Le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen a déploré une "triste journée pour le monde".

"J'estime que les Etats-Unis devraient se trouver à l'avant-garde". En revenant sur l'engagement des Etats-Unis, Donald Trump a surtout réussi à se mettre la planète à dos. Patron du conglomérat industriel General Electric, Jeff Immelt a, lui, lancé un message aux milieux d'affaires. "Le changement climatique est une réalité. Quitter l'Accord de Paris n'est bon ni pour l'Amérique, ni pour le monde", a-t-il déclaré.

Un discours plein d'épines prononcé depuis la Roseraie de la Maison Blanche. Un seul homme ne peut pas revenir en arrière dans le temps.

"Je pense qu'il est important que tout le monde reconnaisse que les Etats-Unis ont un bilan fantastique en termes de réduction de nos propres émissions de gaz à effet de serre". En raison de la procédure prévue, le retrait ne deviendra effectif qu'en 2020. Donald Trump a renoncé à l'avenir, pas les Etats-Unis.

Au-delà de la secousse que représente cette annonce, l'inquiétude est réelle concernant les financements, tant pour la Convention climat de l'ONU (23% du budget apportés par les Américains) et l'aide internationale aux pays les plus pauvres, à l'instar du Fonds vert.