Lundi, 18 Juin, 2018

Le régime syrien prépare une attaque chimique, selon Washington

Les Etats-Unis mettent en garde la Syrie contre un nouveau recours aux armes chimiques Washington accuse Damas de préparer une nouvelle attaque chimique
Max Fresnel | 28 Juin, 2017, 07:19

"L'Ambassadrice américaine aux Nations-Unies, Nikki Haley a, ensuite alimenté les tensions en déclarant sur Twitter que toute attaque aux armes chimiques déclenchée par le régime syrien de Bachar El Assad ferait porter une responsabilité partagée par Assad, mais aussi la Russie et l'Iran qui le soutiennent pendant qu'il assassine " son " peuple ". D'après M. Spicer, les activités découvertes ressemblaient aux préparatifs de l'attaque aux armes chimiques d'avril dernier, dont la responsabilité a été attribuée au régime de Damas. Si le président syrien lançait une autre attaque à l'arme chimique "lui et son armée paieraient le prix fort", a prévenu Sean Spicer.

Ce raid était, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la deuxième " attaque chimique " la plus meurtrière depuis le début du conflit en 2011 après celle au gaz sarin qui avait fait plus de 1 400 morts dans la banlieue de Damas en 2013.

Bachar al-Assad a assuré pour sa part à plusieurs reprises avoir remis tous ses stocks d'armes chimiques, conformément à un accord mis au point sous les auspices de la Russie pour éviter les menaces croissantes d'une action militaire américaine. Ses sources? Une étude militaire israélienne qui accuse Bachar el-Assad de "disposer encore de "quelques tonnes" d'armes chimiques".

Sean Spicer a tenu a rappeler dans son communiqué lundi que l'objectif des États-Unis en Syrie est uniquement de lutter contre le groupe Etat islamique et pas de lancer une guerre contre le régime d'Assad.

En réponse, les Etats-Unis avaient lancé 59 missiles contre une base aérienne syrienne, signant la première intervention armée de Washington contre Damas.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a redit que l'attaque d'avril près de Khan Cheikhoun "ne pouvait pas être attribuée aux forces armées syriennes", faute d'"enquête impartiale". Le ministre britannique de la défense Michael Fallon a rappelé que "l'action militaire doit être justifiée, légale, proportionnée".

Washington a alors participé à une série d'opérations contre les forces du régime et des milices alliées soutenues par l'Iran.

"M. Mattis avait cependant précisé que les États-Unis ne se laisseront pas entraîner contre leur gré dans la guerre civile en Syrie, alors qu'un chasseur syrien a été récemment abattu par un avion américain". Depuis début mai, Washington a bombardé au moins trois fois des forces pro-régime, car elle menaçaient des soldats de la coalition.

"Au cours de la rencontre, ils ont discuté des questions concernant la coordination des actions des forces gouvernementales syriennes avec l'appui de l'aviation des Forces aérospatiales russes dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes internationaux Daech et Front al-Nosra", déclare-t-on dans le document.