Samedi, 21 Octobre, 2017

L'auteur de l'attaque ratée a prêté allégeance à Daesh — Champs-Élysées

Twitter Melissa Bell                       Champs-Élysées une opération de police est en cours Twitter Melissa Bell Champs-Élysées une opération de police est en cours
Jean-Pascal Bellegarde | 23 Juin, 2017, 01:01

Une tragédie a été évitée le lundi 19 juin.

Dans la voiture, les enquêteurs ont retrouvé deux pistolets et une kalachnikov, ainsi qu'un nombre important de munitions et une bonbonne de gaz. Manifestement, le terroriste espérait faire exploser son véhicule dans l'accident. Il y avait de quoi "éventuellement faire sauter cette voiture", a rapporté le ministre.

Si l'attaque n'a pas été revendiquée, ce mode opératoire et ce type de cible sont ceux préconisés par les jihadistes.

La berline s'est embrasée lors de la collision avec le fourgon des gendarmes. Les gendarmes ont ensuite "extrait l'individu" de la voiture, a relaté le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Grièvement blessé, Adam Djaziri a succombé peu de temps après.

La section antiterroriste du parquet de Paris a été chargée de l'enquête sur l'incident, dont l'auteur était fiché "S" (pour sûreté de l'Etat). Les policiers qui ont mené des perquisitions dans son domicile de Plessis-Pate dans la région métropolitaine, à 30 kilomètres au sud de Paris, ont retrouvé du matériel servant à fabriquer une bombe.

Nouvel accès de violence sur les Champs-Elysées, à Paris.

L'assaillant, cadet d'une fratrie "de trois frères et soeurs", vivait là avec sa famille, installée depuis une trentaine d'années, selon une voisine sous couvert d'anonymat. "C'est la stupeur ce soir". D'autant qu'il n'avait 'pas eu de remontée d'informations' sur le profil de l'agresseur. Ce permis était valable pour plusieurs armes. Personne ne peut se satisfaire du fait que quelqu'un qui fait l'objet d'un signalement bénéficie de cette autorisation.

Cette attaque "montre une fois de plus que le niveau de la menace en France est extrêmement élevé", a déclaré le ministre de l'Intérieur, alors que le pays est sous le régime de l'Etat d'urgence depuis les attentats de novembre 2015. Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats qui a fait au total 239 morts, plusieurs attentats ciblant particulièrement les forces de l'ordre. Alexandre, 51 ans, était assis sur un banc de l'avenue lorsqu'il a vu 'des gens courir dans tous les sens, des touristes. "Certains m'ont crié de partir", a-t-il dit à l'AFP. Mais deux heures après l'attaque, les touristes avaient déjà repris leurs selfies devant l'Arc de triomphe, entraient et sortaient des magasins comme lors d'une journée ordinaire. Dans ce courrier, il prête également allégeance au groupe Etat islamique.

Le 6 juin, un homme avait lui blessé un policier devant la cathédrale Notre-Dame, en plein coeur de Paris, et s'était revendiqué "soldat du califat", un terme utilisé pour désigner l'EI.