Samedi, 21 Octobre, 2017

L'auteur de l'attaque des Paris, signalé par la Tunisie depuis 2013

Champs-Élysées une voiture percute un fourgon de gendarmerie Un homme a percuté en voiture un fourgon de la gendarmerie sur les Champs-Élysées à ParisPHILILPPE HUGUEN
Jean-Pascal Bellegarde | 23 Juin, 2017, 01:31

Ils ont été relâchés ce mercredi, en fin d'après-midi.

Alors qu'un individu a tenté de perpétrer un attentat lundi après-midi contre des gendarmes en faction sur les Champs-Élysées, quatre membres de sa famille ont été placés en garde à vue.

Adam Djaziri, 31 ans, a laissé une lettre-testament dans laquelle il prête allégeance au chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête. Dans la voiture qui a percuté ce lundi le véhicule de tête d'un convoi de gendarmes mobiles, sans faire de victime, les enquêteurs ont notamment retrouvé des armes, plusieurs milliers de munitions, "deux bouteilles de gaz de 13 kilos chacune, pleines et toujours dotées de leur opercule de sécurité" ainsi qu'"une besace calcinée qui contenait de très nombreux projectiles ressemblant à des ogives". Le père de l'assaillant a été à son tour "placé en garde à vue dans la soirée alors qu'ils se présentait à son domicile", a ajouté cette source. L'homme était fiché depuis 2015 pour son appartenance à la mouvance islamiste radicale disposait pourtant d'une autorisation de détention d'armes car il pratiquait le tir sportif.

L'attaque, qui n'a pas été revendiquée, est survenue lundi peu avant 16H00 au coeur du Paris touristique, près de deux mois après l'assassinat d'un policier le 20 avril par un jihadiste, tué par les forces de l'ordre, déjà à deux pas du Rond-Point des Champs-Elysées. Plusieurs voyages en Turquie avaient éveillé la curiosité des autorités.

Il avait fait une demande de renouvellement de son autorisation en février 2017.

La DGSI avait alors estimé qu'il n'était pas " opportun " de lui retirer ce permis. Interrogé, l'intéressé avait justifié ces trajets en invoquant des motifs professionnels.

Les perquisitions menées à son domicile dans l'Essonne ont permis de découvrir un autre "stock d'armes", selon une source proche du dossier. Il avait été "repéré dans un appartement où il y avait des armes et des gens proches de la mouvance jihadiste", selon une source proche du dossier. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.