Samedi, 20 Janvier, 2018

La cour suprême rétablit partiellement l'interdiction de voyage de Trump — USA

Affaire russe Trump exige Le président américain Donald Trump le 23 juin 2017 à Washington AFP Archives- Mandel Ngan
Manon Joubert | 28 Juin, 2017, 07:23

En effet, le décret anti-migratoire émis par le président américain Donald Trump au début de l'année, et interdisant l'accès au sol des États-Unis aux ressortissant de six pays à majorité musulmane, a été partiellement validé par la cour suprême des États-Unis, qui doit encore l'examiner à l'automne prochain.

Fait intéressant, c'est dans les rangs des pays alliés des États-Unis que le président américain a perdu le plus d'appuis, notamment en Europe, en Asie, au Mexique ainsi qu'au Canada.

En premier lieu, le décret interdit aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans d'entrer sur le territoire américain pendant 90 jours.

L'entrée aux Etats-Unis sera en revanche possible pour des personnes venant rendre visite à de la famille installée aux Etats-Unis, ou aux étudiants admis dans une université américaine, par exemple.

Le quotidien de la Grosse Pomme rappelle que, si les juges de la Cour suprême ont certes "accepté de se saisir de la question", ils ne se sont pas, pour l'instant, "prononcés sur le fond".

"Comme dans tous les pays, les autorités américaines ont le dernier mot sur quiconque entre sur leur territoire", a affirmé le porte-parole. Le candidat du Parti républicain Donald Trump a gagné l'élection, malgré le fait que la plupart des sondages pronostiquaient la victoire de la candidate du Parti démocrate Hillary Clinton.

"Grand jour pour le futur de la sécurité et de la sûreté des Etats-Unis, grâce à la Cour suprême".

Mais il a également indiqué dans la décision que les choses pourraient changer considérablement d'ici là. Cette victoire juridique temporaire marque un succès politique pour Donald Trump, dont la mesure avait été suspendue par plusieurs juges, en première instance comme en appel.

Omar Jadwat, l'avocat de l'ACLU a rappelé d'après le Huffington Post que "l'interdiction d'entrée aux musulmans viole le principe constitutionnel fondamental selon lequel le gouvernement ne peut favoriser ou agir de façon discriminatoire à l'encontre d'une religion". Deux suspensions dénoncées par Donald Trump comme symptomatiques d'une "justice politisée". Le débat devrait alors se concentrer sur l'étendue des pouvoirs du président en matière d'immigration, un terrain que les conseillers. Depuis les attentats du 11-Septembre 2001, les attaques les plus graves aux Etats-Unis ont pourtant été commises soit par des Américains, soit par des ressortissants ne provenant pas des pays visés par le décret.