Jeudi, 15 Novembre, 2018

GB : Un mort, 10 blessés dans l'incident près d'une mosquée de Londres

La police a été appelée juste après 00 H20 après le signalement qu'un véhicule est entré en collision avec des piétons La police a été appelée juste après 00 H20 après le signalement qu'un véhicule est entré en collision avec des piétons
Manon Joubert | 20 Juin, 2017, 00:14

Dimanche soir, une homme a volontairement foncé sur des passants qui se trouvaient devant une mosquée située dans le nord-est de Londres. Plusieurs organisations musulmanes ont dénoncé un acte "islamophobe" visant "intentionnellement" les fidèles qui sortaient de la mosquée après avoir prié vers minuit, dans le cadre du ramadhan et de la rupture du jeûne. Selon le maire de Londres, les attaques contre les musulmans ont été multipliées par 5 depuis l'attentat du 3 juin et les incidents racistes ont augmenté de 40 % dans Londres.

La police a précisé qu'un homme avait été déclaré mort sur les lieux de l'incident, que huit blessés avaient été conduits à l'hôpital et deux autres soignés sur place.

D'après un témoin interrogé par la BBC, Khalid Amin, l'assaillant a hurlé "Tous les musulmans!"

"Le conducteur de la camionnette, un homme de 48 ans, a été trouvé immobilisé par la population sur place et a ensuite été arrêté par la police", d'après la même source.

"A ce stade de l'enquête, aucun autre suspect n'a été identifié", selon la police, qui précise que "du fait de la nature de l'événement, des renforts de police ont été déployés afin de rassurer les communautés", en particulier la communauté musulmane qui "observe le ramadan" en ce moment.

De son côté, la Première ministre Theresa May a dit que l'incident survenu près de la mosquée de Finsbury Park était considéré par la police comme une potentielle attaque terroriste. "Toutes mes pensées vont vers les victimes, leurs proches et les services d'urgence sur place", a ajouté la Première ministre. "Il en a traîné quelques uns sur plusieurs mètres", a raconté à l'AFP Abdiqadir Warra, qui a assisté à l'attaque.

"Horrible de voir des policiers faire des massages cardiaques à des gens allongés par terre en espérant désespérément les sauver", a écrit sur Twitter Cynthia Vanzella, témoin de la scène.

La mosquée de Finsbury Park était connue, au début des années 2000, pour être un haut lieu des militants islamistes de Londres qui venaient écouter les prêches enflammés d'Abou Hamza.

"Nous avons vu beaucoup de personnes crier et beaucoup de blessés", a déclaré à l'AFP David Robinson, 41 ans, un témoin arrivé sur les lieux après l'incident. Ce prêcheur d'origine égyptienne a été condamné à la prison à perpétuité en janvier 2015 aux États-Unis pour onze chefs d'inculpation liés à une prise d'otages et pour terrorisme. Un homme blanc de 48 ans, auteur présumé de l'attaque, a été interpellé. Une personne est morte et huit autres sont blessées.

La direction de la mosquée a depuis changé mais des lettres de menaces avaient été reçues après les attentats à Paris en novembre 2015.

Cette attaque se produit dans un climat d'extrême fébrilité, après trois attentats en trois mois revendiqués par le groupe djihadiste État islamique, et un incendie tragique dans une tour londonienne qui a fait 79 morts la semaine dernière.

La radio LBC a évoqué des récits d'une camionnette qui a foncé sur un groupe de personnes à Finsbury Park.