Jeudi, 17 Août, 2017

Valls visé par une procédure d'exclusion du PS selon Cambadélis

Pour Emmanuel Macron, Manuel Valls est Manuel Valls. "Le Parti socialiste est mort"
Jean-Pascal Bellegarde | 19 Mai, 2017, 12:02

Selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint, En Marche! recueillerait entre 24 % et 26 % des intentions de vote aux législatives, devant Les Républicains (22 %), le Front national (21-22 %), la France insoumise (13 %-15 %) et le PS (8-9 %). Pour avoir sollicité une investiture par la potentielle future majorité présidentielle aux élections législatives, l'ancien premier ministre fait l'objet d'une procédure d'exclusion au sein du Parti socialiste. Cette procédure très formelle prend plusieurs semaines. "Je clique, je clique sur votre site, mais ça ne marche pas..." lui aurait dit Manuel Valls.

A lire aussi - Manuel Valls annonce qu'il sera candidat aux législatives... Il y a toutefois des précédents où le PS n'est pas allé jusqu'au bout. Mardi matin, sur RTL, l'ancien maire d'Evry s'avance: "Je serai candidat de la majorité présidentielle et je souhaite m'inscrire dans ce mouvement, La République en marche".

"Aujourd'hui, Valls ne remplit pas les critères pour être investi par le mouvement En Marche!". Lui-même avait saisi la commission nationale des conflits début avril après le soutien déclaré de Manuel Valls à Emmanuel Macron. Mais le scénario sera en réalité plus compliqué pour l'ancien Premier ministre de François Hollande. "Une procédure est en cours. Il y a un peu d'arrogance dans la réponse que vient de faire Jean-Paul Delevoye à Manuel Valls".

"A ce jour, [Manuel Valls] n'est pas dans les critères d'acceptation de sa demande d'investiture", a déclaré Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investiture de la République en marche, sur Europe 1. Si Valls reste à ce jour encarté au PS, le premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, l'a toutefois prévenu dans la matinée qu'il lui était impossible de se présenter sous les deux étiquettes.

Côté socialiste, on dénonce chez Manuel Valls une "trahison", un "opportunisme compulsif".