Samedi, 18 Novembre, 2017

Sondage présidentielle : pas d'effet Whirpool pour Macron et Le Pen

Présidentielle. Les infos à retenir à la mi-journée Macron dénonce une "utilisation" de Whirlpool par Le Pen
Charles Cochet | 03 Mai, 2017, 01:55

Toutefois, "il n'est pas certain que le 'bon coup' de Marine Le Pen la serve autant qu'on pouvait le penser, dès lors qu'Emmanuel Macron est allé sans hésiter au contact", commente Laurent Joffrin dans Libération. "J'étais avec les représentants des salariés de Whirlpool, quand Marine Le Pen était, elle, sur un parking pour un coup de com", a-t-il d'abord lancé avant de parler du dossier.

Après le soutien vendredi du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (4,7% des voix au premier tour), elle a annoncé samedi vouloir le nommer premier ministre en cas de victoire.

Si M. Macron, jamais élu jusqu'à présent, a recueilli des ralliements de tous bords pour "faire barrage" à l'extrême droite, il n'a pas obtenu celui du tribun de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon (19,58% des suffrages au premier tour). L'ancien maire de Nice (et toujours imposant premier adjoint) Christian Estrosi a eu les honneurs de l'une des plus belles broncas du soir, qui s'est rapidement transformée en "Estrosi, démission!" et conclue par Marine Le Pen d'un "Il mérite largement votre opprobre". Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont réalisé les meilleurs scores.

Visite surprise de Marine Le Pen aux employés de l'usine Whirpool, à Amiens, le 26 avril 2017. Pendant ce temps, Emmanuel Macron rencontrait l'intersyndicale de l'usine Whirlpool.

"Je voudrais que toutes et tous dans cette région qui m'est chère [.] se rendent compte de ce qu'est le projet de Mme Le Pen".

Ces quelques centaines de militants -parmi les quelque 4000 personnes qui avaient pris place au Palais Nikaïa- ont crié ce slogan avant que la candidate du Front national n'entame son discours, vers 19h30, comme l'a capté une caméra de LCI (voir ci-dessous). Emmanuel Macron a cherché à dialoguer avec un groupe de manifestants sur le parking.

Au-delà de son aspect spectaculaire, cette descente dans l'arène a permis aux deux adversaires du second tour d'illustrer leur opposition de fond, l'une dénonçant les dégâts d'une "mondialisation sauvage", l'autre craignant les risques pour l'économie d'une fermeture des frontières. "Je suis la candidate surtout des Français qui ne veulent pas être dépossédés de leur emploi, de leur pouvoir d'achat, qui ne veulent pas être mis en concurrence déloyale avec les pays à bas coût (.) c'est à l'Etat de venir dire ça, c'est un abus, ça c'est une dérive, et je ne laisserai pas faire ça", a-t-elle ajouté.

"J'y crois plus", lâche Francis Fauchère, un commerçant de gros au marché de Rungis, en banlieue parisienne, après avoir croisé Marine Le Pen dans les allées.