Mardi, 23 Mai, 2017

Saracens-Clermont: "le résultat est logique" (Azéma)

Nick Abendanon un des deux Anglais de l'ASM Clermont Auvergne entend bien Champions Cup - Clermont : Parra et Lamerat rétablis pour la finale face aux Saracens
Napoleon Lievremont | 14 Mai, 2017, 05:03

Vahaamahina grattait d'abord un ballon pour une belle action clermontoise qui se terminait par une tentative de drop ratée par Lopez. Et qui inspire ce sentiment au coach clermontois: "Je me sens très fier d'être dans ce club". Clermont a su se montrer costaud pour finalement gagner.

Les Saracens conservent donc leur couronne européenne, acquise l'an dernier face au Racing 92 (21-9). Cette arrogance, dont le coach Mark McCall s'est pourtant bien gardé au moment d'évoquer avec beaucoup de respect son adversaire en finale. En 2013 et en 2015, c'est face au grand Toulon que Clermont avait cédé en coupe d'Europe (respectivement 16-15 et 24-18).

A commencer par chercher à imposer l'extraordinaire défi physique que se plaît à pratiquer son équipe, comme ce fut encore le cas en demi-finales, sur le terrain du Munster (26-10).

Les Saracens ont un XV " très dense dans toutes les lignes, un rouleau compresseur qui mâche mentalement et physiquement l'adversaire pendant 80 minutes", avance l'entraîneur clermontois. On n'a pas été capables de s'en dépêtrer et de pouvoir exprimer notre rugby.

"Face à des équipes comme celle-là, il faut trouver le bon niveau d'exposition, jouer pour les déstabiliser, mais ne pas surjouer et s'exposer, répond Parra en écho à son ouvreur". Cela dit, nous sommes au meilleur moment de la saison. Dans les derniers instants de cette finale, Goode plantait un troisième essai pour les Sarries alors que Farrell scellait la victoire des champions en titre sur pénalité (28-17). La formation anglaise, qui dispose dans ses rangs de nombreux internationaux anglais est irrésistible: elle devient la 4e équipe à signer un doublé en coupe d'Europe et reste en bonne place pour remporter, pour la seconde fois consécutive, le championnat britannique.

Dès le coup d'envoi, les Saracens impriment le tempo, même si Lamerat a failli surprendre la défense anglaise.