Samedi, 21 Octobre, 2017

"Richard Ferrand a ma confiance", dit Édouard Philippe

STEPHANE DE SAKUTIN  AFP STEPHANE DE SAKUTIN AFP
Jean-Pascal Bellegarde | 27 Mai, 2017, 00:43

Alors que plusieurs responsables socialistes, ancien parti de Richard Ferrand, ont critiqué le silence du Garde des Sceaux François Bayrou, qui prépare un projet de loi de "moralisation de la vie publique", le Premier ministre a martelé: "on a besoin d'une loi claire, c'est l'objectif du gouvernement, et je crois que vous aurez l'occasion de voir rapidement dans quel domaine la clarté, la précision et l'efficacité seront proposées".

Selon Le Canard enchaîné, en 2011, les Mutuelles de Bretagne dont Richard Ferrand était le directeur général avaient souhaité louer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins et choisi, entre trois propositions, celle d'une société immobilière appartenant à la compagne du ministre. Il pronostique également une possible "démission" de Richard Ferrand dans les jours à venir.

"Et les électeurs de la circonscription dans laquelle Richard Ferrand se présente pourront dans deux semaines dire si, comme moi, ils ont confiance en Richard Ferrand, et ce sera le juge de paix, celui que personne ne peut dépasser dans une démocratie", a-t-il ajouté. Une affaire qui touche un des plus proches d'Emmanuel Macron et "tombe mal", de l'aveu du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner: "l'exemplarité" en politique était au coeur de sa campagne. "Il n'y a donc pas d'affaire, il y a un débat", a-t-il dit à la presse lors d'un déplacement à Paris pour soutenir la candidature aux législatives de Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au Numérique.

Le député, qui brigue un sixième mandat, a prédit sur BFMTV son déroulement: "Acte 1: un journal satirique ou autre révèle une affaire. Acte 4: il démissionne". "Si le parquet juge utile d'intervenir, il a toute la liberté de le faire". Le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde s'est lui "étonné" qu'aucune enquête n'ait été ouverte par le parquet: "ce qui me choque - je ne connais pas le fond du dossier, je ne sais pas s'il y a délit - c'est qu'il n'y ait même pas enquête, ne serait-ce que pour lui". Au moment où le parti Les Républicains a annoncé son intention de saisir le parquet national financier (PNF) pour qu'il ouvre une enquête. Interrogé sur son avenir après les législatives, le ministre a répondu: "J'espère bien que Dieu me prêtera vie longtemps", avant d'ajouter: "Les Françaises et les Français veulent que le président ait une majorité pour gouverner et je suis un maillon de cette majorité".