Vendredi, 15 Décembre, 2017

Première rencontre entre Trump et Macron à Bruxelles

Jean-Pascal Bellegarde | 26 Mai, 2017, 06:16

Résumé de sa visite mouvementée en cinq épisodes. Mais il s'agissait de deux figures imposées.

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont atterri à Bruxelles aux environs de 11h00 ce jeudi 25 mai.

Donald Trump a célébré la "formidable victoire" électorale du Français, ces deux dirigeants ayant en commun d'avoir été des outsiders dans leurs courses respectives à la présidence.

Un programme spécifique a par ailleurs été concocté pour les conjoints des chefs d'Etat et de gouvernement qui feraient le déplacement.

L'incertitude sur les intentions américaines à l'égard de l'accord de Paris sur le climat constituait cependant le plat de résistance de ce repas. "Ici tout est minuté et l'Élysée a expliqué qu'Emmanuel Macron souhaitait avoir des échanges directs et concis avec son homologue américain", explique Jeff Wittenberg. A l'Otan, les Alliés ont pourtant affiché leur bonne volonté pour se concilier le nouveau président américain en acceptant de rejoindre la coalition internationale contre le groupe Etat islamique et en promettant d'en faire davantage contre le terrorisme.

Emmanuel Macron a aussi profité de ce premier déplacement à Bruxelles pour marquer sa différence sur les questions européennes.

Arrivé mercredi à Bruxelles, le président américain a également rencontré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Pendant ce temps, le président français a été reçu par le Premier ministre belge Charles Michel, avant son déjeuner avec Trump.

Les dirigeants européens espèrent recevoir des gages de Donald Trump sur la lutte contre le terrorisme. Les deux premières dames se croiseront toutefois dans la journée.

"Ce qu'il vit actuellement en tant que président de la République, il a eu à le vivre en tant que conseiller économique du président Hollande il y a cinq ans", relevait Gaspard Gantzer, qui fut lui-même le "communicant" de l'ex-président socialiste.

"Nous devons êtres durs" et "vigilants" sur l'immigration, a martelé M. Trump, qui avait durement critiqué la chancelière allemande Angela Merkel pour avoir ouvert les bras aux réfugiés.

Dans la foulée, Emmanuel Macron partira vendredi pour le G7 de Taormina (Italie). Puis il recevra le 29 mai le président russe Vladimir Poutine dans le cadre très royal de Versailles, près de Paris, un autre test diplomatique majeur, avant le G20 de Hambourg (Allemagne) début juillet.