Mardi, 13 Novembre, 2018

Première rencontre de Donald Trump et Emmanuel Macron autour d'un bon déjeuner

Journée diplomatique chargée pour Macron à Bruxelles A Bruxelles, Macron se défend d'être un "eurobéat"
Marie-Paule Arceneaux | 27 Mai, 2017, 00:30

" On a un agenda extrêmement large à discuter au sujet de la lutte contre le terrorisme, l'économie, les sujets climatiques et énergétiques", a ajouté le chef de l'Etat français, dont la rencontre avec son homologue américain, était perçue comme un test par la communauté internationale, qui s'interroge sur les capacités de ce président de 39 ans à résister au milliardaire américain de 70 ans.La Syrie et l'accord de Paris au menu Arrivé avec une quinzaine de minutes de retard sur l'horaire prévu, Emmanuel Macron a été accueilli à la résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis à Bruxelles par Donald Trump et par sa femme, Melania, avec laquelle le président de la République a échangé quelques mots et une longue poignée de mains.

Ce jeudi, en marge du sommet de l'OTAN à Bruxelles, Emmanuel Macron rencontrait pour la première fois Donald Trump.

'Mon principal message à M. Trump a été de dire que ce qui donnait à notre coopération et notre amitié sa plus profonde signification était les valeurs fondamentales occidentales, comme la paix, les droits de l'Homme, le respect pour la dignité humaine', a rapporté M. Tusk. Mais l'imprévisible locataire de la Maison Blanche, qui a longtemps jugé l'Alliance atlantique "obsolète", a préféré réitérer ses exigences financières à l'égard de ses Alliés.

Plutôt que d'adopter un ton rassurant, Trump a fait comprendre que la disposition des USA à venir en aide à un allié pourrait dépendre de la somme que ce dernier dépense à des fins militaires. Les deux dirigeants ont principalement abordé la lutte contre le terrorisme, sujet particulièrement brûlant après l'attentant survenu à Manchester lundi.

Et M. Trump, après avoir pourtant qualifié d'"EXCELLENTE" sa rencontre en mars à Washington avec Mme Merkel, avait lancé dès le lendemain une diatribe contre l'Allemagne, accusée de devoir "d'énormes sommes d'argent" à l'OTAN et aux États-Unis. Réputé pour ses poignées de main viriles, Trump a semblé surpris par la vigueur du président français. Donald Trump a mis les bouchées doubles pour éviter les gaffes et incidents diplomatiques lors de sa visite de vingt-neuf heures à Bruxelles. Il a souligné que 23 des 28 pays membres ne payaient "toujours pas ce qu'ils devraient". "Cela n'est pas juste pour les contribuables des Etats-Unis".

" Deux pour cent est le strict minimum pour faire face aux menaces actuelles très réelles et très vicieuses", a estimé Donald Trump. Un sommet à la suite duquel l'organisation a rejoint la coalition contre l'Etat islamique. Ou encore le commerce, Donald Trump ayant sans doute tenté de défendre sa philosophie protectionniste du "America First".