Jeudi, 17 Août, 2017

Manuel Valls en plein flou sur son avenir — Législatives françaises

Les présidents sortant et élu François Hollande et Emmanuel Macron ont déposé lundi côte à côte la traditionnelle gerbe des commémorations du 8 mai 1945 sur la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe Qualifié de “traitre” par Macron, Valls ne semble pas le bienvenu
Manon Joubert | 12 Mai, 2017, 10:13

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a reproché mercredi à Manuel Valls, qui s'est porté candidat de la majorité présidentielle aux législatives, de "polluer une semaine extrêmement importante" pour les institutions françaises.

L'affaire Valls fait les affaires des Républicains qui cherchent à tout prix le moyen de se désolidariser du nouveau président Emmanuel Macron.

Manuel Valls le 25 janvier lors du débat de la primaire de la gauche. L'ancien premier ministre a annoncé mardi son intention de se présenter sous l'étiquette la République en marche, même si l'investiture ne lui est pas accordée à ce jour. Des rumeurs ayant circulé sur le poids qu'a pesé le Premier ministre de l'époque dans la décision de François Hollande de ne pas se représenter à la présidence de la République.

Pour cela, il devait déposer officiellement sa candidature, et il ne lui restait, au moment de sa grande annonce, plus que quelques heures. Manuel Valls retourne à son banc mais l'altercation continue. "Il ne remplit pas, à ce jour, les critères", a estimé ce mercredi Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investiture de La République en marche pour les législatives.

"Précisant qu'il fallait être " adhérent " au mouvement pour prétendre à une investiture, Jean-Paul Delovoye a reconnu que cette fin de non recevoir répondait aussi à 'une lecture politique ". Sans candidature PS ou En marche, on ne sait comment Maunel Valls pourrait envisager son futur en politique. "Il y a des procédures", a-t-il ajouté.

La dizaine de membres de la Commission devra donc se pencher sur ces cas le 11 et 12 mai, en tâchant de faire respecter les principes édictés par Emmanuel Macron: renouvellement, parité, probité, pluralité politique et accord avec le projet, en signant un "contrat avec la Nation". "Je pense qu'il a des chances (d'être investi, ndlr)".

Selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint, En Marche! recueillerait entre 24% et 26% des intentions de vote aux législatives, devant Les Républicains (22%), le Front national (21-22%), la France insoumise (13%-15%) et le PS (8-9%). "Le parti socialiste est mort, il est derrière nous", a indiqué celui qui est issu de la droite du PS et qui avait soutenu Macron face au candidat investi par son parti.

Critiquant une situation "violente et spectaculaire", François Baroin s'en est enfin pris à Emmanuel Macron. "On aime ou on n'aime pas Manuel Valls mais, il a quand même servi l'Etat, la manière dont il est traité dit quand même quelque chose sur le côté sectaire du mouvement (En marche, ndlr)", a-t-il encore dénoncé sur France 2. Un discours qui semble ne pas avoir changé et qui s'assimile à une humiliation pour Manuel Valls.