Mardi, 23 Mai, 2017

Le parquet de Paris ouvre une enquête en France — Vague de cyberattaques

Le siège de Renault à Boulogne-Billancourt le 18 janvier 2013           BERTRAND GUAY- AFP  Archives Le siège de Renault à Boulogne-Billancourt le 18 janvier 2013 BERTRAND GUAY- AFP Archives
Charles Cochet | 13 Mai, 2017, 21:31

Un porte-parole de PSA, l'autre grand constructeur automobile français, a indiqué à Reuters que le groupe n'était apparemment pas touché par cette cyberattaque qui a démarré vendredi en fin de journée chez Renault.

Selon des sources concordantes, l'usine de Sandouville (Seine-Maritime), qui emploie 3.400 salariés et produit des utilitaires, essentiellement des Renault Trafic, à raison de 640 véhicules par jour, est notamment concernée. "On fait le nécessaire pour contrer cette attaque", a-t-on précisé de même source.

"Toutes les équipes techniques sont sur place pour faire un diagnostic, procéder à une analyse technologique et engager une action pour reprendre la production au plus vite", a ajouté ce responsable, évoquant une reprise de la production "dès lundi matin". L'usine britannique de Sunderland du constructeur japonais Nissan, partenaire de la marque au losange, a également été mise à l'arrêt, d'après une porte-parole du groupe.

"On n'a à ce stade pas connaissance d'autre victime" dans l'Hexagone, a précisé à l'AFP un porte-parole de l'agence chargée de coordonner la lutte contre le piratage informatique en France. "Il faut absolument que les organisations appliquent les correctifs de sécurité", insiste le porte-parole.

Le service de santé national (NHS) du Royaume-Uni a été sévèrement touché par ces cyberattaques depuis vendredi, qui ont perturbé les activités des hôpitaux, des cliniques et des cabinets de consultation de médecins généralistes d'Angleterre et d'Ecosse.

"L'attaque récente est d'un niveau sans précédent et exigera une investigation internationale complexe pour identifier les coupables", a indiqué Europol dans un communiqué, précisant qu'elle avait été réalisée à l'aide d'un logiciel de rançon. Ce dernier verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d'argent sous forme de bitcoins pour en recouvrer l'usage.

En Russie, la Banque centrale a annoncé samedi que le système bancaire du pays avait été visé par une cyberattaque massive, ainsi que plusieurs ministères, et que les pirates avaient tenté de forcer les installations informatiques du réseau ferroviaire.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les pirates informatiques auraient exploité une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l'agence de sécurité américaine NSA. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.