Vendredi, 15 Décembre, 2017

Législatives : Baroin prône le désistement face au FN, Marine Le Pen réplique

François Baroin lors d'un meeting à Jonage près de Lyon le 23 mai 2017 François Baroin lors d'un meeting à Jonage près de Lyon le 23 mai 2017
Jean-Pascal Bellegarde | 30 Mai, 2017, 05:14

Gilles Boyer, candidat du parti Les Républicains dans les Hauts-de-Seine, a plaidé lundi pour "une stratégie de désistement réciproque" entre Les Républicains et la République en marche, "dans les circonscriptions où le Front national menace de l'emporter" au second tour des élections législatives.

"Personne ne veut bloquer le pays".

Attention, terrain glissant. Interviewé dans le Parisien de ce matin, François Baroin a commenté l'affaire Ferrand qui a animé l'actualité du week-end. Nous ne sommes pas une droite scrogneugneu. Mais une coalition, ce n'est pas une addition d'individualités dans un gouvernement provisoire qui n'a d'autre objectif que d'obtenir une majorité absolue pour En Marche! Si ce n'est pas le cas, le jeu est totalement nouveau. "C'est à Richard Ferrand d'apprécier s'il peut résister à la pression médiatique et aux interrogations des électeurs tout en restant ministre".

"A titre personnel", M. Baroin a affirmé ne pas pouvoir "faire campagne pour un projet qu'(il) combattait il y a quinze jours encore", ajoutant qu'il serait "incapable de faire campagne contre Edouard Philippe au Havre si d'aventure j'avais fait un choix comme le sien". "Cela n'aura rien de conflictuel", explique François Baroin. "Et je pense que Philippot aura droit à un procès de Moscou au lendemain des législatives, comme auteur de la débâcle du FN", a-t-il avancé.

Selon François Baroin, la mobilisation des sympathisants du Front national aux prochaines élections législatives sera "certainement plus faible" par rapport à la présidentielle.

"Voici qu'aujourd'hui M. Baroin, après M. Boyer, demande à ce que les candidats Les Républicains se désistent systématiquement au profit des candidats de la République en marche en cas de victoire possible pour le Front National", a réagi Marine Le Pen dans un communiqué.