Mardi, 23 Mai, 2017

Grèce: les syndicats sur le pied de guerre contre l'austérité

L'économie grecque s'est encore contractée au premier trimestre Toujours enlisée dans l'austérité, la Grèce va s'y plonger un peu plus
Napoleon Lievremont | 18 Mai, 2017, 01:07

Une grève générale de 24 heures a commencé mercredi en Grèce, contre de nouvelles mesures de rigueur réclamées par les créanciers du pays, qui sont débattues au Parlement.

La politique d'Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza et au pouvoir depuis janvier 2015 est mise en cause par les syndicats pour avoir poursuivi la politique de rigueur de ses prédécesseurs de droite et du Pasok (socialistes), qui depuis l'éclosion de la crise de la dette en 2010 "se sont soumis aux diktats des créanciers", selon la centrale du public Adedy.

"Nous souhaitons envoyer un message au gouvernement, à l'Union européenne (UE) et au Fonds international européen (FMI), nous n'allons pas les laisser tailler en pièces nos vies ", a lancé aux médias Alekos Perrakis, un membre du syndicat Pame, proche des communistes.

Les services de ferries, de bus et de trains étaient perturbés ce mercredi en Grèce, où fonctionnaires et médecins ont cessé le travail à l'appel des syndicats.

Les écoles sont fermées et les hôpitaux fonctionnent avec un personnel d'astreinte.

Les liaisons maritimes vers les îles sont perturbées depuis mardi, les marins observant une grève de 48 heures.

"La faiblesse constatée au quatrième trimestre s'est poursuivie mais à un rythme plus lent au cours des trois premiers mois (de 2017)", a dit Nikos Magginas, économiste chez National Bank. Cette somme permettra à la Grèce de rembourser à la BCE une échéance concernant un plan précédent.

Il a révisé à la baisse dimanche sa prévision de croissance pour 2017, de 2,7% à 1,8%, dans le cadre de sa stratégie budgétaire à moyen terme.

Ce nouveau train de mesures doit être adopté par le Parlement d'ici vendredi.

Prôné par le FMI, ce sujet continue d'être délicat pour la zone euro. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.